Cellou Dalein Diallo, la stratégie du faible !

Avec acharnement, Cellou Dalein Diallo vitupère une fois encore dans les médias français contre le pouvoir. Il poursuit ainsi sa stratégie de toujours, permettant de découvrir un peu plus sa vraie nature, celle d’un opposant politique sectaire, minoritaire et suicidaire qui, ayant fait le constat qu’il n’a plus rien à perdre, préfère sacrifier ses troupes plutôt que d’avouer ses propres faiblesses.

L’impossibilité pour lui de ne pas remporter les élections présidentielles n’est pas envisageable…Il dévoile dans cet article sa véritable nature en réalité. Il est un homme politique aux abois qui cherche à exister. Il tente de se donner une image, un poids et un rôle qu’il n’aura plus en Guinée…encore eusse-t-il fallut qu’il en ait eu un dans le passé !

Si le prétendant au pouvoir était aussi sûr du poids politique et du soutien auprès de la population guinéenne qu’il prétend avoir, il préparerait une campagne sereine, présentant son programme et irait confiant à l’élection. En fait, il a fait le constat inverse. Très loin d’être majoritaire en Guinée et, depuis quelque temps, même contesté dans son propre parti ou beaucoup déplorent sa stratégie de confrontation directe face au pouvoir et d’affrontement face aux forces de l’ordre durant les manifestations, il profite des consignes d’apaisement très strictes données à ces dernières pour provoquer les tensions.

Ainsi, il faut voir le rapprochement de l’UFDG, son propre parti, avec le FNDC comme une manœuvre grossière qui lui permet de masquer la faiblesse de ses soutiens en affichant des effectifs qui en fait ne sont pas les siens. Par ailleurs, son propre parti est bâti sur une approche communautaire exclusive qui, couplée à sa stratégie de confrontation et de provocation, porte les germes d’affrontements potentiels aux conséquences extrêmement dangereuses. Il en porte la responsabilité face aux Guinéens qui ne sont pas dupes.

Mais, il considère qu’il a trouvé par là le moyen d’émouvoir l’opinion publique, notamment hors de Guinée où, après avoir provoqué des scènes d’émeute et de violence, il diffuse largement les images sanguinaires qu’il a lui-même déclenchées. Et quand les documents ne sont pas assez violents, il n’hésite pas à emprunter des images venues d’ailleurs, maquillées pour l’occasion afin de mieux faire passer son message.

En fait, l’affaire est simple.

Les Guinéens vont être consultés pour qu’ils se prononcent sur le changement de Constitution, ils voteront au même moment pour élire leurs députés, puis, à la fin de l’année, ils éliront leur Président. Alors laissons s’exprimer les Guinéens et le résultat sortira des urnes. Qu’a donc à craindre celui qui se dit le plus fort ? S’il l’est vraiment, la rue guinéenne le choisira. A cet égard, les Guinéens attendent toujours la première esquisse de programme. Ils veulent connaître ses projets politiques, sécuritaires, sociaux, économiques. C’est par rapport à cela qu’ils veulent s’exprimer. Hélas, rien ne vient.

Pendant ce temps-là, le pouvoir actuel s’échine à mettre en place non sans mal le cadre et les conditions qui garantiront le bon déroulement de ces consultations. Le vrai geste démocratique consisterait à se plier à ces règles et à reconnaître le résultat des urnes. La voie démocratique, c’est celle qu’a toujours montré et suivi le Président Alpha Condé.

Salématou Camara

Conakry