Agriculture

Une agriculture moderne pour assurer
la sécurité alimentaire des Guinéens

Premier employeur du pays, le secteur de l’agriculture joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté et le développement rural. Il assure les revenus de 57 % des ménages ruraux et l’emploi de 52 % de la main-d’œuvre.

Le secteur a été placé au cœur de la politique de développement du pays en 2010 dans un double objectif : la sécurité alimentaire et la transformation socio-économique. Ce choix tient en grande partie aux potentialités naturelles dont dispose le pays, mais aussi au caractère fortement inclusif du secteur agricole.

Pour renforcer les capacités du secteur primaire, le gouvernement a mis en place une planification de moyen et long terme, encadrée par des programme et lois d’orientations stratégique. Ces plans intègrent la recherche, et le renforcement des capacités au soutien aux producteurs.

Le soutien de l’Etat au secteur a notamment permis :

  • De subventionner (environ 60 %) l’approvisionnement en intrants, et notamment en engrais pour toutes les filières agricoles. L’approvisionnement est passé de 2 000 tonnes par an jusqu’en 2010 à 100 000 tonnes en 2018.
  • La mise en place d’un système efficace de distribution de semences vivrières : riz, maïs, tomates, sésame, café ;
  • La livraison en produits et équipements phytosanitaires : l’approvisionnement en pesticides est passé de moins de 20 000 litres par an en 2010 à 3 000 000 litres en 2018. Sur cette même période, un grand nombre de producteurs ont été formés à l’utilisation sans risque des produits

L’appui du gouvernement dans le cadre de la mécanisation agricole a favorisé l’augmentation des superficies valorisées, la réduction des pertes post-récolte, et l’amélioration de la qualité des produits agricoles. Des centres de mécanisation ont été mis en place pour chacune des grandes zones de production des régions.

La productivité agricole s’est ainsi considérablement améliorée au cours de la décennie même si elle reste inférieure à celle de certains pays voisins. Le pays doit rattraper un retard de plus de 40 ans de mauvaise gestion du secteur. Pendant les vingt-cinq premières années de la Guinée indépendante, l’agriculture, comme de nombreux secteurs de l’économie, avait été organisée dans un système de collectivisation de la production, faisant de l’Etat un acteur prépondérant à tous les niveaux. A partir de 1984, l’Etat s’est progressivement désengagé de la production pour reprendre ses fonctions régaliennes de coordination, de réglementation, de formulation et de suivi des politiques.

Mais le passage d’une agriculture de type collectiviste à une agriculture de marché n’a cependant pas été accompagné par une politique de soutien efficace. La croissance du secteur primaire n’a pas été à la hauteur des résultats espérés. Le soutien aux petits exploitants s’est malheureusement retrouvé déconnecté des besoins et des réalités du marché. Les aspects de transformation, de stockage et de conservation étaient peu ou pas pris en compte. 

Sources : ministères, BAD, APIP.