Le retour sur la scène diplomatique

Après les années sombres, la Guinée est revenue sur le devant de la scène diplomatique.

En 1958, grâce à la stature du président Ahmed Sékou Touré, la Guinée avait en effet acquis un fort prestige international, avec un rôle central pour la création de l’OUA et un soutien aux mouvements de libération. La relative fermeture du pays et l’autoritarisme des régimes politiques jusqu’à la fin des années 2000 avaient fait perdre au pays l’aura acquise lors de son indépendance. Le coup d’Etat de 2008 avait en outre fortement terni son image.

La notoriété d’Alpha Condé avant son élection puis les actions diplomatiques engagées depuis 2010 ont renversé cette image.

En prenant en 2017, pour la première fois de son histoire, la présidence de l’Union Africaine le président Condé s’est fait le chantre de l’unité du continent. Il a notamment facilité le retour du Maroc dans l’Union après 35 ans d’absence et initié la réforme du financement de l’organisation. 

Pendant sa présidence il a activement participé à la rédaction de l’Agenda 2063, le cadre stratégique pour le développement du continent africain.  La Guinée a en outre été élue de 2013 à 2015 au sein du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union. Aujourd’hui, le pays mobilise 924 soldats dans les opérations de maintien de la paix dans l’ONU, dont une majeure partie dans le cadre de la MINUSMA.