Economie et finance

Economie et finances : un potentiel de premier plan

Grâce à un environnement naturel favorable à l’agriculture, des ressources énergétiques et minières de premier plan, la Guinée possède un potentiel économique de premier plan. Depuis 10 ans, le pays a enregistré de nets progrès, en particulier dans les domaines de la gouvernance économique et financière, de l’agriculture, des infrastructures routières et énergétiques, mais surtout dans l’amélioration des conditions de vie de ses populations. La bonne gestion macro-économique engagée depuis plusieurs années se traduit par une nette embellie des principaux indicateurs :

  • Le produit intérieur brut (PIB) par habitant a augmenté de manière significative depuis 2016 pour s’établir à 825 $ en 2017 (303 $ en 2005).
  • L’inflation qui était de 15,5 % en 2010 a été maîtrisée grâce à la conduite d’une politique monétaire prudente. Elle est en 2018 de 8,2%.
  • Le niveau de la dette publique a baissé de 69 % du PIB en 2010 à 27,2 % en 2012 (achèvement de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés),
  • Il a légèrement augmenté pour atteindre 37,2 % du PIB en 2017, justifié par d’importants emprunts contractés à partir de 2013, pour financer des infrastructures énergétiques et routières structurantes et prioritaires.
  • De 5,9 % en 2012 à 3,5 % le taux de croissance du PIB s’est établi à 9,9 % en 2017.
  • Une progression de 26 places de la Guinée dans le classement « Doing Business » de la Banque Mondiale entre 2012 (179ème) et 2018 (153ème) (
  • Très forte augmentation de l’investissement privé, passé de de 15,6% en 2013 à 68,1% en 2017
  • Amélioration du recouvrement fiscal à près de 15% du Produit Intérieur Brut (PIB), conformément aux recommandations de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

La modernisation de l’économie du pays s’est appuyée sur des mesures phares, en particulier :

  • L’adoption de la loi sur les Partenariats Public-Privé (2017), d’un code des investissements (2016), du Code des impôts (2016), du Code douanier (2017),
  • La mise en place d’une plateforme de programmation et de suivi des investissements publics (2017),
  • La création de la Cour des comptes (2016),
  • La formation de cadres en gestion des finances publiques,
  • La révision des Conventions minières (2016) après un audit financier des entreprises minières (2014) et la conformité de la Guinée à la norme de l’Initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE) en 2014.

Le programme de redressement de l’économie avait été amorcé par un soutien PPTE du FMI, (Pays pauvre très endetté) – avec annulation de la dette publique auprès du FMI (3 milliards de dollars de dette).

En quelques années, le pays a surmonté les conséquences désastreuses de l’épidémie du virus Ebola sur l’économie guinéenne. Pour conforter sa croissance, le pays s’appuie sur l’exploitation et la transformation de ses très importantes ressources naturelles, notamment minières et hydroélectriques. L’exploitation de ces ressources se fait dans le respect de l’environnement, afin éviter tout risque d’impact négatif sur la biodiversité.

La poursuite des programmes du plan Vision 2040 doit permettre de relever les défis auxquels le pays fait face pour mieux exploiter son vaste potentiel de développement, mieux résister aux chocs et faire davantage bénéficier sa population des fruits de la croissance économique. Le développement des ressources et accès à l’énergie est ainsi un chantier décisif, pour afin stimuler l’économie et soutenir une croissance inclusive.

Sources : OCDE, Banque Africaine de Développement, Banque Mondiale