La Guinée dans la presse internationale : Semaine du 22 au 29 Mai 2020

LES SUJETS QUI ONT LE PLUS
RETENU NOTRE ATTENTION

POLITIQUE

28 mai

RFI

  • Guinée: le gouvernement reconnaît 30 morts à Nzérékoré pendant les violences électorales

L’article de RFI éclaire sur la possibilité d’une intervention venue de l’extérieur en Guinée durant les violences post-électorales : « Deux mois après les événements de Nzérékoré, les autorités guinéennes reconnaissent pour la première fois un lourd bilan humain. Au lendemain des législatives et du referendum contesté sur le changement de Constitution, des violences avaient éclaté dans cette ville du sud du pays proche de la frontière du Liberia. Selon les conclusions dévoilées ce mercredi par le parquet de Kankan, 30 personnes y seraient mortes, mais la justice estime toujours que l’origine de ces violences doit être attribuée au FNDC, le front politico-civil opposé à l’idée d’un troisième mandat du président.

En effet, pour le procureur de procureur général de Kankan, Yaya Kairaba Kaba, la responsabilité du FNDC ne fait aucun doute : « Au cours d’une réunion tenue par des éléments du FNDC à Nzérékoré le 19 mars, il a été question de reconduire leur plan, il consistait au déploiement des groupes armés, dont certains venus du Liberia et d’autres de Conakry. Ces événements ont enregistré 30 morts. »

Faya Milimouno du Bloc libéral, membre du FNDC, ne nie pas que des Libériens opèrent dans le sud du pays, mais demande qui les a amené en Guinée : « S’il y a un groupe qui proviendrai du Liberia, c’est bien le Ulimo (United Liberation Movement of Liberia for Democracy, NDLR), il opère sur le terrain guinéen depuis les années 2000, il y a eu plusieurs organisations de défense des droits de l’homme qui ont cité énormément l’Ulimo et les Donzos comme ayant participé au massacre de Nzérékoré. »

La mobilisation anti-Condé, sévèrement réprimée à plusieurs reprises, a fait des dizaines de morts, imputés par l’opposition aux forces de sécurité, ce que celles-ci ont toujours nié. » http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200528-guin%C3%A9e-le-gouvernement-reconna%C3%AEt-30-morts-%C3%A0-nz%C3%A9r%C3%A9kor%C3%A9-pendant-les-violences-%C3%A9lector

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200528-guin%C3%A9e-le-gouvernement-reconna%C3%AEt-30-morts-%C3%A0-nz%C3%A9r%C3%A9kor%C3%A9-pendant-les-violences-%C3%A9lector

Deutsche Welle (Allemagne)

  • En Guinée, le pouvoir accusé d’avoir truqué la nouvelle Constitution

Sur les deux articles publiés par la Deutsche Welle sur la Constitution guinéenne, celui-ci est le plus offensif : « Un avocat au barreau de Guinée indique que le texte fondamental a été modifié. Selon maitre Pépé Lamah, le texte qui a été soumis au référendum, est différent de celui publié au journal officiel le 14 avril 2020. Des juristes guinéens dénoncent notamment le retrait de la loi sur la candidature indépendante. Une loi qui permettait de se présenter à l’élection présidentielle sans appartenir à un parti politique.

L’une des plus importantes modifications concerne la loi sur la candidature indépendante. Une loi qui offre la possibilité à tous citoyen remplissant les conditions d’éligibilité de se présenter aux élections sans appartenir à un parti politique. « Le projet qui a été publié au journal officiel en 2020 comportait 157 articles et le document publié récemment comporte 156 articles. Des dispositions ont été complètement modifiées, certaines d’ailleurs supprimées. Le projet de la candidature indépendante était prévu à l’article 42. À notre grand étonnement, la candidature indépendante a complément disparu du document qui a été publié au Journal officiel« , a dénoncé maitre Pépé Lamah.  Certains acteurs de la société civile ont soutenu la nouvelle Constitution en raison justement de la loi sur la candidature indépendante.

Ahmed Sékou Traoré se sent trahi. Il explique que désormais, les plateformes de la société civile s’organisent pour comprendre les raisons de cette falsification de la nouvelle Constitution. « Nous avons comparé les documents parce qu’il y a eu l’avant-projet et le projet et nous avons constaté qu’il y a eu un changement au niveau de l’article 42. Là où on parlait d’une possibilité d’une candidature indépendante. Nous constatons que tout se résume maintenant aux partis politiques. Cela nous choque parce que nous n’avons pas fait la campagne pour nous même mais nous l’avons fait pour les citoyens. Nous avons le devoir de défendre leur cause qui est la cause commune« .

Des organisations de la société civile ont commencé à se mobiliser tandis que le pouvoir refuse pour l’instant de réagir à ces accusations. Nos tentatives pour recueillir la réaction des autorités du ministère de la Justice sont restées vaines.

Pour leur part, les principaux partis politiques réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution continuent de ne pas reconnaitre les résultats du référendum du 22 mars 2020. » https://www.dw.com/fr/en-guin%C3%A9e-le-pouvoir-accus%C3%A9-davoir-truqu%C3%A9-la-nouvelle-constitution/a-53591932

https://www.dw.com/fr/en-guin%C3%A9e-le-pouvoir-accus%C3%A9-davoir-truqu%C3%A9-la-nouvelle-constitution/a-53591932

Le Point

  • Guinée : le gouvernement reconnaît 30 morts pendant les violences du référendum

L’annonce du gouvernement sur les décès liés au référendum est fortement reprise par la presse internationale, dont Le Point qui publie régulièrement sur le climat politique guinéen : « Le parquet général de Kankan a fourni mardi la version la plus détaillée à ce jour des événements survenus à Nzérékoré autour du 22 mars et d’un référendum constitutionnel organisé par le pouvoir mais boycotté par l’opposition. Nzérékoré, l’une des plus grandes villes du pays voisine du Liberia, a été le théâtre le 22 mars et les jours suivants de heurts entre communautés religieuses et ethniques et d’attaques et de représailles contre des églises et des mosquées, selon des sources locales. Ces événements ont donné lieu à des versions totalement divergentes, comme toutes les violences auxquelles est en proie ce petit pauvre depuis mi-octobre 2019 autour du projet prêté au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fin 2020. Quoi qu’il en soit, c’est la première fois que les autorités guinéennes admettent que des violences coïncidant avec le référendum contesté avaient bien fait 30 morts dans le Sud fin mars. Elles en ont cependant imputé la faute à l’opposition. Celle-ci dénonce une manœuvre.

Il faut dire que les vérifications indépendantes sont très compliquées pour une affaire aussi grave que celle-là où le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis, de syndicats et de membres de la société civile qui mène la contestation anti-Condé, a, lui, fait état d’au moins 66 personnes tuées à Nzérékoré à coups de machette, de fusil et même dans les flammes, et de 119 dans tout le pays. Il a accusé le parti présidentiel de ces exactions.

À l’époque, les autorités ont minimisé la portée des violences dans le pays et évoqué publiquement un nombre réduit de victimes.

Le procureur général de Kankan, Yaya Kairaba Kaba, a livré un tableau plus sombre mardi. « Trente de nos concitoyens ont perdu la vie au cours de ces malheureux événements » de Nzérékoré, a-t-il dit dans des propos diffusés par la télévision publique. Soixante-sept ont été blessés, des dizaines de maisons, magasins et ateliers incendiés, et trois églises détruites, a-t-il ajouté. Ce sont les responsables locaux du FNDC qui ont planifié les violences et attisé les tensions entre communautés, fournissant le prétexte à l’intervention de groupes armés payés par le collectif et venus du Liberia pour certains, de la capitale Conakry pour d’autres, a-t-il dit. Les autorités ont emprisonné 44 suspects poursuivis pour meurtres, incendies volontaires ou association de malfaiteurs, a-t-il dit. La justice s’emploie à ce que le procès « ait lieu le plus rapidement possible », a-t-il assuré.

Ibrahima Diallo, un responsable du FNDC, a dénoncé mercredi une entreprise visant à « faire porter la responsabilité des tueries » au collectif. « Comment comprendre que les arrestations aient eu lieu d’un seul côté ; de l’autre, personne n’a été inquiété. C’est une injustice totale », a-t-il dit à l’AFP. La mobilisation anti-Condé, sévèrement réprimée à plusieurs reprises, a fait des dizaines de morts, imputés par l’opposition aux forces de sécurité. Les défenseurs des droits humains dénoncent constamment l’impunité dont elles bénéficient. Le FNDC a alerté la Cour pénale internationale. » https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-le-gouvernement-reconnait-30-morts-pendant-les-violences-du-referendum-28-05-2020-2377305_3826.php

https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-le-gouvernement-reconnait-30-morts-pendant-les-violences-du-referendum-28-05-2020-2377305_3826.php

Deutsche Welle (Allemagne)

  • Guinée : le gouvernement entend faire la lumière sur la Constitution promulguée

Deutsche Welle publie un article sur l’affaire impliquant la Constitution guinéenne et sa potentielle modification : « C‘est une affaire embarrassante pour le gouvernement guinéen : deux avocats, maître Pépé Antoine Lama et maître Mohamed Traoré, affirment que le texte de la Constitution promulguée par le président Alpha Condé, le 6 avril, n’est pas le même que celui adopté par les Guinéens lors du référendum controversé du 22 mars.

A titre d’exemple, ils citent la disposition relative à la candidature indépendante qui aurait disparu dans le texte promulgué. La composition de la Cour constitutionnelle aurait également été modifiée. Pour les deux juristes, plusieurs articles ont soit été modifiés soit carrément supprimés.

Pour Mamadou Lamine Fofana, ministre guinéen de la Justice, « le gouvernement n’a rien à cacher et entend faire la lumière sur cette affaire. Nous sommes en train de faire des vérifications. C’est un problème juridique important. Il se pourrait que des erreurs se soient produites. Je demande aux uns et aux autres de nous laisser le temps de vérifier. Nous n’avons aucun intérêt à cacher la vérité. En temps opportun, nous ferons une communication pour dire ce qui s’est réellement passé« .

Pour l’opposition qui avait appelé au boycott du référendum du 22 mars, cette nouvelle controverse montrerait le mépris du pouvoir pour le peuple guinéen. Sydia Touré, ancien premier ministre et président de l’Union des forces républicaines (UFR) se montre très critique à l’égard d’Alpha Condé :  « C’est une infamie, quelque chose qu’on ne peut imaginer. Cela ne nous concerne pas parce que nous ne reconnaissons que la constitution de 2010. Mais ce qui a été promulgué comme texte est différent de ce qui a été adopté. C’est un parjure. Alpha Condé, rien ne l’arrête. Il fait les choses comme il l’entend. C’est une dictature qui se met en place et qui ne tient même pas compte des institutions qu’elle a créées. »

La nouvelle Constitution guinéenne a été adoptée au terme de plusieurs mois de bras de fer entre le pouvoir et l’opposition. Un bras de fer qui a coûté la vie à une trentaine de manifestants selon les organisations de droits de l’homme.

L’opposition prête au président Alpha Condé l’intention de vouloir briguer un nouveau mandat à travers ce changement de Constitution. L’élection présidentielle est prévue à la fin de cette année. » https://www.dw.com/fr/guin%C3%A9e-le-gouvernement-entend-faire-la-lumi%C3%A8re-sur-la-constitution-promulgu%C3%A9e/a-53605822

https://www.dw.com/fr/guin%C3%A9e-le-gouvernement-entend-faire-la-lumi%C3%A8re-sur-la-constitution-promulgu%C3%A9e/a-53605822

BHarian (Malaisie)

  • Guinea mengakui 30 terbunuh dalam keganasan lepas pilihan raya

Le quotidien malais Bharian réagit à l’annonce gouvernementale relative aux 30 décès constatés durant la période électorale : « Guinea buat pertama kali mengakui 30 orang terbunuh dalam keganasan selepas pungutan suara perlembagaan di timur laut negara Afrika Barat itu tetapi mendakwa ia dilakukan pihak pembangkang.

Pertempuran berlaku di bandar Nzerekore pada 22 Mac lalu selepas pungutan suara yang diadakan itu diboikot oleh pembangkang kerana khuatir diperalatkan oleh Presiden Alpha Conde untuk mengukuhkan kuasanya. Laporan bercanggah diterima mengenai keganasan di Nzerekore, yang terpencil dari kawasan lain di negara itu dan sukar disahkan.

Penduduk tempatan memberitahu AFP bahawa ketika itu, kumpulan etnik dan keagamaan bertempur, dengan masjid serta gereja di beberapa kawasan diserang sepanjang keganasan selama beberapa hari.

Parti politik pembangkang berkata puluhan orang terbunuh akibat tembakan atau ditetak manakala pihak kerajaan cuba menyembunyikan jumlah kematian sebenar.

Kelmarin, Peguam Negara di bandar Kankan, Yaya Kairaba Kaba, memberi gambaran sebenar mengenai jumlah kematian.

Dalam kenyataan yang disiarkan di televisyen, beliau berkata 30 orang maut dan 67 lagi cedera manakala perusuh turut membakar puluhan rumah, kedai, perniagaan kecil serta tiga gereja. Beliau juga menuduh kumpulan pembangkang utama Guinea, FNDC, sebagai dalang mencetuskan keganasan dalam kalangan masyarakat, menggunakan askar upahan dari Conakry dan negara jiran, Liberia.

Katanya lagi, pihak berkuasa menahan 44 suspek atas tuduhan membunuh, memulakan kebakaran dan konspirasi jenayah serta cuba mempercepatkan perbicaraan.

Bagaimanapun, seorang pegawai FNDC, Ibrahima Diallo, semalam merusuh pihak berkuasa berat sebelah kerana hanya menyalahkan satu kumpulan manakala tiada yang disiasat di pihak penyokong kerajaan.

Puluhan mangsa terkorban sejak setahun lalu dalam protes anti kerajaan di Guinea, yang mengikut pertubuhan hak asasi manusia, dilakukan oleh pasukan keselamatan di negara miskin dengan 13 juta penduduk itu. » https://www.bharian.com.my/dunia/afrika/2020/05/693496/guinea-mengakui-30-terbunuh-dalam-keganasan-lepas-pilihan-raya

https://www.bharian.com.my/dunia/afrika/2020/05/693496/guinea-mengakui-30-terbunuh-dalam-keganasan-lepas-pilihan-raya

Le Point

  • Guinée : « Nous comptons évidemment sur la CPI pour faire la part des choses »

Dans le contexte de l’annonce gouvernementale sur les violences ayant entouré le référendum, Le Point interviewe William Bourdon et Vincent Brengarth, les avocats ayant déposé la plainte à la CPI contre l’Etat guinéen : « Les autorités guinéennes viennent de reconnaître pour la première fois, par le parquet général de Kankan, que Nzérékoré, l’une des plus grandes villes du pays voisines du Liberia, a été le théâtre, le 22 mars et les jours suivants, de heurts meurtriers entre communautés religieuses et ethniques et d’attaques et de représailles contre des églises et des mosquées. Pour le gouvernement qui incrimine l’opposition, le bilan officiel est de 30 morts. Dénonçant une manipulation, l’opposition, regroupée au sein du Front national de défense de la Constitution (FNDC), estime, elle, qu’il y a eu au moins 66 morts à Nzérékoré et 119 dans tout le pays. Une bataille est donc engagée autour des chiffres, mais aussi autour des responsabilités. Avocats du FNDC, collectif de l’opposition qui a fait signaler à la CPI des manquements aux droits de l’homme, William Bourdon* et Vincent Brengarth** ont répondu au Point Afrique.

Le Point Afrique : Alors que le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a signalé à la Cour pénale internationale des atteintes aux droits de l’homme, le pouvoir guinéen a fait de même. Est-ce l’illustration d’un imbroglio juridique qui se prépare pour la question des droits de l’homme en Guinée ?

Mes William Bourdon et Vincent Brengarth : Un imbroglio supposerait préalablement d’être dupe du caractère totalement opportuniste du signalement effectué par le pouvoir guinéen. Or il est impossible de ne pas voir dans cette initiative postérieure au signalement effectué au nom du FNDC un total subterfuge pour ne pas avoir à répondre aux graves violations des droits fondamentaux que nous documentons. Nous comptons évidemment sur la CPI pour faire la part des choses et percer ce qui s’apparente, de la part du régime guinéen, à une tentative de criminalisation du FNDC pour tenter d’échapper à ses responsabilités. C’est un stratagème malheureusement habituel des pouvoirs despotiques qui se sentent, à raison, fragilisés par le risque de voir l’impunité dont ils jouissent cesser. Cette initiative s’inscrit dans une évidente fuite en avant.

Entre la répression de manifestants refusant la réforme de la Constitution et l’emprisonnement arbitraire de citoyens dans des camps militaires, la Guinée en inquiète plus d’un quant à son rapport au droit. Que pouvez-vous en dire ?

Le Parlement européen a déploré les violences actuelles dans le pays et condamné fermement les atteintes à la liberté de réunion et d’expression ainsi que les actes de violence. L’ONU, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de nombreuses organisations internationales, dont Human Rights Watch, Amnesty…, ont exprimé unanimement de très graves inquiétudes en plus de celles relayées par le FNDC. Malgré tout, le pouvoir se montre totalement inflexible, ce qui est profondément préoccupant. Plus la Guinée s’isole, plus le risque d’une intensification de la dérive autoritaire s’accroît. Le régime refuse désormais sciemment de rendre des comptes et, actuellement, instrumentalise la crise sanitaire pour museler l’opposition. Ce cercle vicieux doit cesser.

D’aucuns disent que la question ethnique est instrumentalisée. Est-ce avéré ? Si oui, quelles sont les actions qui peuvent être engagées contre les auteurs d’exactions dans ce cadre ?

Le signalement effectué auprès de la CPI se fonde sur des considérations d’ordre juridique et factuel. Il sied de relever que la quasi-totalité des victimes de la répression des manifestations pacifiques du FNDC, et plus généralement des manifestations politiques et syndicales organisées depuis 2011, est issue d’une seule communauté, la communauté peule. Les patronymes des victimes parlent d’eux-mêmes. Bien des voix issues de communautés distinctes se sont d’ailleurs élevées pour dénoncer ces assassinats ciblés. La République de Guinée est également signataire de la Convention internationale sur

l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, ce qui accroît la pertinence d’une saisine de l’ONU. D’autres recours sont également à l’examen. En tout état de cause, le signalement effectué auprès de la CPI vise à voir sanctionner les violations des droits fondamentaux et la répression sanglante qui s’abat contre ceux qui incarnent l’opposition. S’il y a une instrumentalisation, elle est du côté du pouvoir et s’inscrit dans le cadre d’une stratégie malheureusement cynique et habituelle adoptée par certains régimes autoritaires en Afrique, c’est-à-dire en ethnicisant les voix portées par l’opposition et les démocrates pour tenter de les disqualifier en prenant une posture victimaire. Par ailleurs, le FNDC est composé de responsables qui proviennent de toutes les ethnies du pays et qui refusent le piège ethnique.

Des leaders politiques ont été confinés chez eux par la police. Que disent ceux-ci par rapport à cela ? Que peuvent-ils mettre en œuvre pour restaurer leurs droits et contraindre l’État à ne pas outrepasser les siens ?

Des membres du FNDC ont effectivement été arrêtés et d’autres vivent sous la crainte permanente d’être interpellés. Nul n’ignore le caractère politique de telles arrestations qui visent à dissuader l’opposition d’exprimer une voix divergente. En Guinée, certains de nos confrères, et nous voulons leur rendre hommage, sont particulièrement actifs pour tenter de faire respecter les droits devant les juridictions nationales et malgré les menaces dont ils peuvent parfois faire l’objet. C’est cependant souvent peine perdue. Bien sûr, des décisions favorables, des mises en liberté, ont été prononcées, mais elles sont souvent davantage le résultat de résistances individuelles de certains magistrats et n’expriment pas une tendance. Ces mêmes magistrats se retrouvent, en représailles, bien souvent marginalisés et parfois mutés à plusieurs centaines de kilomètres en guise de sanction par le régime. De plus, il faut encore compter sur l’aval du pouvoir politique pour faire exécuter ces décisions. Il demeure possible de se tourner devant les juridictions internationales, la Cédéao, mais également la CPI, c’est que nous faisons. Ces processus peuvent être longs, mais ils sont indispensables pour la restauration de l’État de droit.

Beaucoup de choses sont dites sur la Guinée quant aux cas de corruption. Cela est-il clairement documenté ? Si oui, quelles actions sont possibles aujourd’hui pour lutter contre ce phénomène ?

En 2019, la Guinée était classée au 130e rang sur 180 des pays les plus corrompus par Transparency International. Le fléau de la corruption n’a pas cessé malgré les structures mises en place pour y mettre un terme. Elle se manifeste notamment par des marchés publics par entente directe sans appel d’offres mais gangrène tous les secteurs de la société. Dans la nouvelle et controversée Constitution, la disposition sur l’imprescriptibilité des crimes économiques, disposition pourtant phare en matière de lutte contre la corruption, a été retirée, ce qui est un signal funeste. Parce que la justice n’échappe pas à la logique de corruption, l’espoir en la justice nationale est extrêmement mince, mais il faut le faire subsister. À cela s’ajoute la possibilité d’agir dans les pays étrangers dans lesquels les corrupteurs investiraient et qui disposeraient d’une justice indépendante, ce que Sherpa – association fondée par William Bourdon – a initié en France dans ce que l’on appelle désormais la saga des « biens mal acquis ». Cela a notamment abouti à la condamnation de Teodorin Obiang à trois ans avec sursis et 30 millions d’euros d’amende en appel en février dernier. Nous sommes en train de travailler dans cette direction.

Soixante-deux ans après son indépendance, dix ans après sa première élection démocratique, la Guinée bafouille son droit, à commencer par le nombre de mandats présidentiels possible. A-t-elle aujourd’hui les moyens de remettre les choses à l’endroit et de retrouver plus de quiétude politique et juridique ?

La Guinée ne fait pas exception à une tendance qui existe dans certains pays à tordre la Constitution au gré des ambitions personnelles : Rwanda, Comores, République du Congo, Zimbabwe, Djibouti, République démocratique du Congo… Ces changements constitutionnels ont cependant également provoqué la chute de certains régimes devant la contestation populaire. Robert Mugabe au Zimbabwe, qui avait pu se présenter à la faveur d’une révision constitutionnelle, a été contraint à la démission ; Abdelaziz Bouteflika a été contraint à la démission devant la contestation populaire en Algérie ; Blaise Compaoré, au Burkina Faso, a été contraint à l’exil en 2014,… L’Histoire enseigne donc que les « petits arrangements » avec la Constitution (nombre de candidats, de mandats, âge limite…) n’ont pas toujours profité à leurs instigateurs. Nous conservons donc l’espoir d’une prise de conscience d’Alpha Condé. Le pays doit à tout prix se prémunir de basculer dans la guerre civile. Même si ses déclarations laissent peu de doutes sur ses intentions, Alpha Condé s’honorerait de compter parmi ceux qui ont su renoncer au goût du pouvoir pour lui préférer l’intérêt général. Ce sont ces dirigeants, et ces dirigeants uniquement, que l’Histoire retiendra. » https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-nous-comptons-evidemment-sur-la-cpi-pour-faire-la-part-des-choses-28-05-2020-2377317_3826.php

https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-nous-comptons-evidemment-sur-la-cpi-pour-faire-la-part-des-choses-28-05-2020-2377317_3826.php

27 mai

TV5 Monde

  • Guinée: les autorités reconnaissent la mort de 30 personnes

TV5 Monde publie un article suite à l’annonce officielle reconnaissant trente décès dans les violences entourant le référendum : « Les autorités guinéennes ont admis pour la première fois que des violences coïncidant avec un référendum contesté avaient fait 30 morts dans le sud fin mars, et en ont imputé la faute à l’opposition qui dénonce une manœuvre. Le parquet général de Kankan a fourni mardi la version la plus détaillée à ce jour des évènements survenus à Nzérékoré autour du 22 mars et d’un référendum constitutionnel organisé par le pouvoir mais boycotté par l’opposition.

Nzérékoré, l’une des plus grandes villes du pays voisine du Liberia, a été le théâtre le 22 mars et les jours suivants de heurts entre communautés religieuses et ethniques et d’attaques et de représailles contre des églises et des mosquées, selon des sources locales.

Ces événements ont donné lieu à des versions totalement divergentes, comme toutes les violences auxquelles est en proie ce petit pauvre depuis mi-octobre 2019 autour du projet prêté au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fin 2020.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis, de syndicats et de membres de la société civile qui mène la contestation anti-Condé, a fait état d’au moins 66 personnes tuées à Nzérékoré à coups de machette, de fusil et même dans les flammes, et de 119 dans tout le pays. Il a accusé le parti présidentiel de ces exactions.

Les autorités ont jusqu’alors minimisé la portée des violences dans le pays et évoqué publiquement un nombre réduit de victimes.

Le procureur général de Kankan, Yaya Kairaba Kaba, a livré un tableau plus sombre mardi. « Trente de nos concitoyens ont perdu la vie au cours de ces malheureux évènements » de Nzérékoré, a-t-il dit dans des propos diffusés par la télévision publique. Soixante-sept ont été blessés, des dizaines de maisons, magasins et ateliers incendiés, et trois églises détruites, a-t-il ajouté.

Ce sont les responsables locaux du FNDC qui ont planifié les violences et attisé les tensions entre communautés, fournissant le prétexte à l’intervention de groupes armés payés par le collectif et venus du Liberia pour certains, de la capitale Conakry pour d’autres, a-t-il dit.

Les autorités ont emprisonné 44 suspects poursuivis pour meurtres, incendies volontaires ou association de malfaiteurs, a-t-il dit. La justice s’emploie à ce que le procès « ait lieu le plus rapidement possible« , a-t-il assuré.

Ibrahima Diallo, un responsable du FNDC, a dénoncé mercredi une entreprise visant à « faire porter la responsabilité des tueries » au collectif. « Comment comprendre que les arrestations aient eu lieu d’un seul côté; de l’autre, personne n’a été inquiété. C’est une injustice totale« , a-t-il dit à l’AFP.

La mobilisation anti-Condé, sévèrement réprimée à plusieurs reprises, a fait des dizaines de morts, imputés par l’opposition aux forces de sécurité. Les défenseurs des droits humains dénoncent constamment l’impunité dont elles bénéficient. Le FNDC a alerté la Cour pénale internationale. » https://afrique.tv5monde.com/information/guinee-les-autorites-reconnaissent-la-mort-de-30-personnes

https://afrique.tv5monde.com/information/guinee-les-autorites-reconnaissent-la-mort-de-30-personnes

26 mai

Sputnik News (Russie)

  • En Afrique, le virus électoral comme facteur de renforcement des pouvoirs

Sputnik News commente la décision en Guinée d’organiser les élections malgré la pandémie  « les autorités en place ont ignoré les appels venus d’horizons divers demandant l’ajournement des scrutins à des moments plus propices à l’expression démocratique des suffrages. Au contraire, elles ont incité les citoyens à aller voter, au risque, dénoncent les détracteurs de ces pouvoirs, de les exposer à la contamination au coronavirus. Le décès dû au Covid-19 du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de Guinée, Salifou Kébé, est comme le prix fort à payer pour un «passage en force».

«On peut lire entre les lignes de ce jusqu’au-boutisme électoraliste une rébellion contre le bon sens républicain de la gouvernance des affaires publiques nationale, continentale et mondiale. La gravité de la situation sanitaire et son impact sur le pays et sur les gens devaient naturellement imposer la suspension des processus électoraux sine die», indique Sy Albert. » https://fr.sputniknews.com/afrique/202005261043845478-en-afrique-le-virus-electoral-comme-facteur-de-renforcement-des-pouvoirs/

https://fr.sputniknews.com/afrique/202005261043845478-en-afrique-le-virus-electoral-comme-facteur-de-renforcement-des-pouvoirs/

25 mai

RFI

  • Guinée: le FNDC prépare de nouvelles manifestations pour la libération de ses militants

RFI alerte sur la possible reprise des manifestations en Guinée :  « C’est le message d’un haut responsable du Front national pour la défense de la Constitution, annonçant la reprise des manifestations de rues dès après le mois de ramadan, qui a mis tout le monde en branle. Les ministères de la Sécurité et de l’Administration du Territoire ont, chacun de son côté, sorti un communiqué mettant en garde « les éternels fauteurs de troubles ».

Ces communiqués des autorités guinéennes mettaient en avant l’état d’urgence sanitaire en vigueur dans le pays. Une attitude jugée « absurde et ridicule » par le FNDC qui a interpelé le gouvernement sur le fait que, malgré cette urgence sanitaire, 287 membres et sympathisants

du front ont été, dit-il, illégalement kidnappés et emprisonnés dans divers centres de détentions à travers le pays, au mépris de toute considération sanitaire et humanitaire.

Selon le FNDC, cette crise sanitaire, que la Guinée peine à endiguer, a été provoquée et entretenue par le gouvernement afin de servir d’instrument politique contre les opposants au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

Le gouvernement, quant à lui, estime que l’objectif des opposants est de provoquer des affrontements avec les forces de sécurité, d’occasionner de nouvelles victimes et de ternir ainsi l’image du pays. » http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200525-guin%C3%A9e-le-fndc-pr%C3%A9pare-nouvelles-manifestation-la-lib%C3%A9ration-militants

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200525-guin%C3%A9e-le-fndc-pr%C3%A9pare-nouvelles-manifestation-la-lib%C3%A9ration-militants

Global Diaspora News (Etats-Unis)

  • Manifestations sanglantes en Guinée suite à des barrages sanitaires anti-COVID-19

En recueillant diverses réactions aux dernières violences, issues des réseaux sociaux ou de déclarations de journalistes, le site francophone Global Diaspora News dresse un violent réquisitoire à l’encontre du gouvernement guinéen : « La Guinée est un état en déliquescence selon un classement international prenant en compte douze variables socio-économiques de base. C’est dans ce contexte défavorable que le COVID-19 a fait son apparition en mai 2020. Sur une population de 12 millions d’habitants, 3 275 personnes ont testé positives au COVID-19 à la date du 24 mai.

Afin de contrecarrer la pandémie, les autorités guinéennes ont mis en place des barrages de contrôle sanitaire à Conakry, la capitale, ainsi qu’à Coyah et Dubréka, deux villes voisines par lesquelles il faut nécessairement passer pour relier le reste du pays. Ces deux villes, qui ont gardé leur autonomie administrative font maintenant partie de la banlieue de Conakry. Ceci explique un va-et-vient incessant et quotidien d’une population de plus de 2 millions d’habitants à l’intérieur de ce qu’on appelle désormais le Grand Conakry.

Une erreur de communication semble avoir exacerbé les tensions quand le Président Condé, prenant des mesures pour isoler Conakry du reste du pays, a omis de préciser que cette décision concernait les deux villes de Coyah et Dubréka. Ce n’est que dans son discours du 15 mai qu’il a annoncé que le couvre-feu passant de 22 heures à 5 heures du matin concernait aussi le Grand Conakry.

Lorsque les citoyens de Coyah et de Dubréka ont vu des barrages routiers installés dans leur ville le 12 mai, ils se sont révoltés, car du jour au lendemain, on leur a coupé le chemin leur permettant d’exercer leur activité quotidienne.

Le journaliste Mamadou Kouyaté décrit l’intensité des violences sur le site guinee114.com:

Les rues étaient barricadées partout ce mardi suite à la violente manifestation que nous avons enregistrée de Friguiadi jusqu’à Coyah-centre. On voyait partout les gens qui s’attaquaient aux forces de l’ordre. Le commissariat et la brigade de gendarmerie ont été saccagés. Le commissariat en chantier au centre-ville de Coyah a été vandalisé. Nous avons constaté aussi qu’ils ont barricadé la route de Forekariah et au grand rond-point du commissariat. J’étais donc obligé de replier sur ce lieu pour venir protéger notre édifice. Leur slogan était qu’on délocalise le barrage de Friguiadi, que ça les empêche de rentrer à Coyah où ils habitent. Que certains travaillent à Conakry, qu’ils sont obligés de rentrer chez eux le soir.

A ces troubles se sont ajoutées des manifestations violentes au nord de Conakry à Kamsar, un port utilisé principalement pour l’exportation de la bauxite par les compagnies minières installées dans la zone. On estime que le sous-sol guinéen détiendrait plus des 2/3 des réserves mondiales de bauxite dont on extrait l’aluminium.

Malgré les activités d’extraction minières et la présence d’un port important, les habitants n’ont pas d’accès régulier ni à l’électricité ni à l’eau courante. De plus le pays est en ce moment en saison sèche, d’où la colère accrue des habitants.

Ce n’est pas la première fois que les Guinéens expriment leur frustration face à cette industrie qui semble ignorer leurs droits: en mars 2019, 540 plaignants de 13 villages situés à l’ouest du pays, avaient saisi le médiateur de la Société financière internationale (SFI), une branche de la Banque mondiale, car celle-ci avait financé la compagnie des bauxites de Guinée (CBG) qui ne respecte pas les lois nationales et internationales dans ses activités d’extraction minière.

Voici comment le site africaguinee.com décrit les événements qui y ont eu lieu le 12 mai:

« Les émeutes anti-délestages qui ont secoué la ville de Kamsar ont fait un mort et assez de dégâts matériels ce mardi 12 mai 2020.le bilan des troubles survenus aujourd’hui est très lourd. Outre les barricades érigées un peu partout dans la banlieue de cette cité industrielle, certaines installations de la compagnie des bauxites de guinée (Cbg) ont été vandalisées par des manifestants, privant ainsi la cité et certains quartiers de la ville d’eau potable. Le domicile du maire a été aussi incendié, a-t-on appris de sources concordantes. »

Dans une déclaration commune publié sur le site de la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH), 14 organisations de la société civile guinéennes condamnent les violences et exigent la libération de toutes les personnes arrêtées ainsi que l’ouverture d’une enquête:

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire de la Guinée, il est difficile de trouver une manifestation qui ne se soit pas soldée par une riposte d’une violence disproportionnée accompagnée de morts, ainsi que de graves violations des droits humains et de destructions de biens, comme le rappelle le FNDC (Front national pour la défense de la constitution) dans un communiqué daté du 15 mai 2020. De nombreux guinéens ont partagé leurs sentiments à travers Twitter. C’est le cas du journaliste, coordinateur de l’émission #Africa2015 de la radio @africa_nostalgi qui dit:

« Je suis de ceux qui pensent que tout guinéen qui aime son pays loin des considérations politiques doit s’indigner quand des citoyens sont victimes des exactions des forces de sécurité avec ces tueries, partout sur le territoire national. La compassion ne doit pas être sélective. »

Abdoulaye Keita, directeur général de l’Entreprise guinéenne d’aménagement et de prestations de services (GuINAPRES) qui a offert 65 kits de lavage des mains aux services publics et aux ménages de la ville de Boké relève:

« Manque d’eau potable dans la cité de CBG [Compagnie des bauxites de Guinée] à Kamsar. C’est l’une des conséquences du vandalisme des installations lors des manifestations de réclamation du courant électrique ! Dommage !»

RFI

  • L’héritage panafricaniste du premier président Sékou Touré en Guinée

RFI a réalisé un reportage audio sur la confrontation des intellectuels au sujet de l’ancien président guinéen Sékou Touré : « Lorsque la Guinée prend son indépendance en votant «

Non » au référendum proposé par le Général De Gaule en 1958, elle devient un exemple pour les mouvements de libérations africains. Le premier régime, dirigé par le président Ahmed Sékou Touré, est une figure de proue du panafricanisme, portant le combat de la décolonisation puis de l’unité africaine jusqu’aux plus hautes instances internationales. Mais aujourd’hui, cet héritage, s’il fait la fierté des Guinéens, pose problème en raison des crimes commis par le régime répressif de la première République. Historiens, journalistes, militants, plusieurs voix s’élèvent aujourd’hui pour dépassionner le débat. » http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200525-lh%C3%A9ritage-panafricaniste-premier-pr%C3%A9sident-s%C3%A9kou-tour%C3%A9-en-guin%C3%A9e

http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200525-lh%C3%A9ritage-panafricaniste-premier-pr%C3%A9sident-s%C3%A9kou-tour%C3%A9-en-guin%C3%A9e

24 mai

Le Point

  • Afrique : l’Aïd el-Fitr en ordre dispersé

Le Point consacre un paragraphe de son article sur la fin du ramadan à la situation en Guinée : « Nous allons effectuer cette fois-ci la fête de ramadan à domicile en famille », a annoncé le secrétaire général des Affaires religieuses de Guinée. Mais comment effectuer la prière ? Une question que beaucoup se sont posée en ce jour. Elhadj Aly Jamal Bangoura a apporté des précisions au micro d’Africaguinee.com : « On fait les deux Rakats sans sermon. Après l’intention, lors de la première Rakat, on prononce 7 fois Allah akbar suivi de la lecture de la Fatiha et de la sourate 87 Al-‘A’là (le très haut). Si vous ne maîtrisez pas cette sourate, alors vous récitez une sourate qui vous est facile. La deuxième Rakat on prononce 6 fois Allah akbar suivi de la Fatiha et la sourate 88 Al-Ghâshiyah (l’enveloppante) ou à défaut réciter une autre sourate dont on a la maîtrise. On prie en haute voix sans sermon », a déclaré le secrétaire général des Affaires religieuses. » https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-l-aid-el-fitr-en-ordre-disperse-24-05-2020-2376736_3826.php

https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-l-aid-el-fitr-en-ordre-disperse-24-05-2020-2376736_3826.php

22 mai

BBC (Royaume-Uni)

  • Guinée – Cellou Dalein Diallo :  » Nous ne sommes pas dans une phase de recomposition de la Céni »

La BBC a recueilli les réactions de l’opposant Cellou Dalein Diallo, qui dénonce la gestion de la Céni : « La polémique ne retombe toujours pas en Guinée après la nomination du juriste Mamadi 3 Kaba par le président Condé comme commissaire au sein de la Commission électorale.

Il remplace Me Salif Kébé, l’ex-président de la commission électorale décédé de covid-19 le 4 mai dernier.

L’opposition et la société civile rejettent cette nomination qui selon eux viole un arrêt du conseil constitutionnel. Cellou Dalen Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, joint à Conakry, pense que le choix de Mamadi3 Kaba n’a pas respecté les dispositions de la loi.

Selon lui, il revenait au Barreau de désigner un représentant étant entendu que c’est lui qui a choisi feu Salif Kebé.

Le RPG, au pouvoir, par la voix de Souleymane Keita, porte-parole de la mouvance présidentielle, rejette toute accusation de violation de la loi sur la nomination du nouveau commissaire à la commission électorale.

Il soutient, qu’il revenait effectivement au président Alpha Condé de le nommer et cela a été fait dans le respect de la loi.

Selon Souleymane Keita cette démarche est une « diversion de la part de l’opposition« . » https://www.bbc.com/afrique/media-52764975

https://www.bbc.com/afrique/media-52764975

Agence France Presse

  • Les « hommes en jaune » de Médecins sans frontières de retour en Guinée

L’Agence France Presse, relayée par TV5 Monde, Slate et VOA Afrique (Etats-Unis), couvre le retour de Médecins sans Frontières en Guinée : « Leurs combinaisons couleur canari avaient marqué les esprits. Quatre ans après la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, les « hommes en jaune » de Médecins sans frontières (MSF) ont repris du service en Guinée, l’un des pays de la région les plus touchés par le coronavirus.

Malgré l’état d’urgence, le couvre-feu et d’autres restrictions, l’ancienne colonie française d’environ 13 millions d’habitants, pauvre malgré un sous-sol riche en minerai, a vu le nombre de contaminations monter en flèche, avec près de 3.000 cas confirmés, dont une trentaine de décès.

A Conakry, l’hôpital Donka, le plus important d’un pays aux infrastructures sanitaires déficientes, est saturé. MSF a rouvert fin avril, près du plus grand stade du pays, dans une commune de la capitale, un centre médical d’une capacité de 75 lits.

L’ONG l’avait mis sur pied pour un million d’euros en 2015, au plus fort de l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest jusqu’en 2016, la pire depuis l’identification du virus en 1976. Partie de Guinée en décembre 2013, la fièvre hémorragique avait fait au moins 2.500 morts dans le pays. « Les hommes en jaune sont de retour« , commente Amadou, un jeune chauffeur de taxi-moto, en voyant passer les gens de MSF.

En quelques semaines, une centaine de ces soignants ont traité 130 patients dans des tentes blanches surmontées du drapeau de l’ONG.

Derrière l’enceinte en briques, la priorité est « la séparation stricte en deux zones distinctes, l’une contaminée et l’autre saine, pour permettre au personnel médical de circuler dans un environnement sécurisé au maximum« , explique à l’AFP le coordinateur du centre, Julien Gircour.

Après Ebola, le centre avait été confié aux autorités locales. « MSF a dû investir beaucoup d’argent pour remettre le site aux normes et l’adapter à la réponse contre le Covid-19« , dit-il.

Dans un second temps, le site pourrait accueillir plus de patients, ainsi que des cas plus graves, selon ses responsables.

Dans la salle où les soignants se préparent à entrer en zone contaminée, on zippe, on serre, on noue et on ajuste combinaisons, masques, capuches, gants et bottes, toujours par deux, pour être sûr de ne rien oublier. « Beaucoup parmi nos équipes répètent les gestes appris pendant Ebola. Pour les patients, c’est toujours impressionnant de nous voir ainsi. Et, comme au temps d’Ebola, beaucoup ont peur de venir« , confie le responsable médical du site, le docteur Nanamoudou Traoré.

La peur de ne pas en sortir vivant peut se comprendre. A l’époque d’Ebola, quand un patient infecté se rendait au centre, il avait « 70% de risques de décès », se souvient le chef de mission de MSF, Arnaud Badinier. « L’épidémie actuelle est beaucoup plus large, mais dans le même temps, elle fait beaucoup moins de morts« , insiste-t-il.

Les gestes barrière sont peu respectés, voire contestés en Guinée. Il faut « plus de sensibilisation » pour faire comprendre que les mécanismes de contamination du Covid-19, par voie aérienne, sont différents de ceux d’Ebola, qui se transmet par contact direct avec les fluides corporels, dit-il.

Autre préoccupation de l’ONG, présente depuis 1984 en Guinée: que le coronavirus conduise à négliger les autres maladies, rougeole, paludisme ou sida, quand l’accès aux soins était déjà « un défi » avant cette pandémie, dit-il.

Les équipes de MSF sont engagées contre le coronavirus à travers le monde, dont 25 pays d’Afrique. L’ONG a adapté des projets existants ou en a ouvert de nouveaux dans les points chauds de la pandémie, explique une porte-parole, Schéhérazade Bouabid.

Elle aide les autorités à ouvrir des centres et à les faire fonctionner, ou encore à former le personnel. Dans quelques centres, elle installe des générateurs d’oxygène pour les cas graves.

En Côte d’Ivoire, au Mali et en RDC, « nous avons collaboré avec des organisations locales pour produire et distribuer plus d’un million de masques gratuitement« , dit la porte-parole. MSF est aussi présente en Guinée-Bissau voisine, autre pays frappé par la pauvreté, en plus d’une instabilité chronique. Le nombre de cas de coronavirus y est passé en trois semaines d’une cinquantaine à plus de 1.000.

MSF s’alarme dans un communiqué que l’effet des carences sanitaires n’y soit aggravé par « le niveau élevé de stigmatisation et le manque de connaissances des populations sur la maladie« . » https://information.tv5monde.com/afrique/les-hommes-en-jaune-de-medecins-sans-frontieres-de-retour-en-guinee-360187

https://www.voaafrique.com/a/les-me%CC%81decins-de-msf-retournent-en-guine%CC%81e-pour-combattre-le-virus/5431862.html

http://www.slateafrique.com/1040526/les-hommes-en-jaune-de-medecins-sans-frontieres-de-retour-en-guinee

https://information.tv5monde.com/afrique/les-hommes-en-jaune-de-medecins-sans-frontieres-de-retour-en-guinee-360187
https://www.voaafrique.com/a/les-me%CC%81decins-de-msf-retournent-en-guine%CC%81e-pour-combattre-le-virus/5431862.html
http://www.slateafrique.com/1040526/les-hommes-en-jaune-de-medecins-sans-frontieres-de-retour-en-guinee

ECONOMIE ET SOCIAL

26 mai

RFI

  • Guinée: une cérémonie au son de la kora pour dire adieu à Mory Kanté

Le correspondant de RFI en Guinée était présent aux obsèques du chanteur guinéen Mory Kanté : « Environ 200 personnes, coronavirus oblige, ont assisté en milieu de matinée à la levée du corps de Mory Kanté, dans l’enceinte de l’hôpital sino-guinéen. Quelques membres de la famille étaient à l’intérieur, mais la plupart des proches et des amis du défunt étaient à l’extérieur. Il y avait notamment le ministre de la Culture et du Patrimoine historique, Sanoussi Bantama Sow, qui conduisait la délégation officielle.

Les griots de la confrérie de l’illustre disparu rivalisaient d’ardeur pour vanter les mérites de Mory Kanté, louant son courage. Joints à la kora et au balafon, les instruments traditionnels qui ont fait la gloire de l’artiste, ils magnifiaient le défunt : « C’était un génie, c’était un Dieu sur terre, c’était un don de Dieu », disaient-ils dans leur chanson en langue mandingue, de l’ethnie du défunt.

À la fin de la cérémonie, le ministre de la Culture a promis que des obsèques nationales seraient organisées en la mémoire de Mory Kanté, au sortir de la pandémie du Covid-19, et « pour le repos de son âme ». C’était donc une première cérémonie sobre qui a eu lieu avant l’inhumation en milieu de journée au cimetière de Kipé dans le quartier du même nom. » http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200526-guin%C3%A9e-une-c%C3%A9r%C3%A9monie-son-la-kora-dire-adieu-%C3%A0-mory-kant%C3%A9

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200526-guin%C3%A9e-une-c%C3%A9r%C3%A9monie-son-la-kora-dire-adieu-%C3%A0-mory-kant%C3%A9

25 mai

Jeune Afrique (Panafricain)

  • Simandou : Beny Steinmetz de retour en justice face au brésilien Vale

L’homme d’affaires Benny Steinmetz relance le contentieux juridique l’opposant au minier Vale, écrit Jeune Afrique : « Condamné l’an dernier par un tribunal arbitral de Londres à verser 1,25 milliard de dollars au brésilien Vale, BSGR en appelle désormais à la justice américaine. Le litige qui oppose depuis plus de cinq ans le groupe de l’homme d’affaires israélien Beny Steinmetz à son ancien partenaire brésilien Vale, avec lequel ils avaient créé en 2010 une joint-venture pour exploiter le méga-gisement de fer du Simandou, n’en finit pas de rebondir.

Accusé d’avoir versé des millions de dollars de pots-de-vin à des cadres de la fonction publique guinéens qui auraient permis l’acquisition des droits d’exploitation, la société Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) avait été condamnée, en 2019, par un tribunal arbitral de Londres à verser 1,25 milliard de dollars (1,11 milliard d’euros) à son ex-associé, qui, estimait la cour, n’était pas impliqué dans le processus de corruption.

Mais la société du milliardaire fondateur de BSGR a déposé devant un tribunal américain des documents qui contredisent cette thèse, attestant que Vale était conscient de la possibilité de corruption ou disposait de « signaux d’alerte ». Selon le Financial Times, ces documents mentionnés par Beny Steinmetz ont été recueillis par Black Cube, une société privée de renseignement dirigée par d’anciens espions israéliens, dans le cadre d’une opération

d’infiltration qui a ciblé d’anciens dirigeants de Vale. « Le conseil d’administration de Vale devrait assumer l’entière responsabilité de sa faute, dédouaner publiquement BSGR de tous ses torts et compenser entièrement la valeur commerciale de la perte subie par BSGR, qui pourrait se chiffrer en milliards de dollars », a déclaré Beny Steinmetz dans un communiqué.

Une accusation que Vale, le deuxième producteur mondial de minerai de fer, réfute. Dans un communiqué, la société brésilienne se dit confiante sur le fait que les tentatives de son ancienne partenaire « continueront d’être rejetées par n’importe quelle cour ou tribunal, compte tenu des moyens extraordinaires que Steinmetz a entrepris pour

[lui]

dissimuler sa fraude ».Vale a d’ailleurs intenté, en avril 2019, un procès à BSGR aux États-Unis pour l’obliger à lui verser les 1,25 milliard de dollars de sa condamnation londonienne, plus les intérêts et les frais, soit un total de plus de 2 milliards de dollars. Le procès est toujours en cours.

De son côté, BSGR – dont l’État guinéen avait résilié les permis en 2014 à la suite des soupçons de corruption – a trouvé en février 2019 un accord avec Conakry, aux termes duquel il a formellement renoncé à ses prétentions sur Simandou, en échange de l’abandon des procédures engagées à son encontre à Conakry, en Suisse et en Israël.

Le gouvernement guinéen a depuis relancé une procédure d’appel d’offres pour l’attribution des deux blocs, remportée en novembre dernier par le consortium singapourien-sino-guinéen Société minière de Boké (SMB). L’entrée en exploitation n’est pas attendue avant 2025.

Pour l’emporter, SMB s’est engagé à exporter son minerai à travers le territoire guinéen – et non pas via le Liberia – en construisant notamment une voie ferrée de plus de 650 kilomètres : le Transguinéen. Il doit également réaliser pour ce faire un port en eau profonde sur la presqu’île de Matakong, à 50 km au sud de Conakry, dans un délai de cinq ans à compter de la ratification des conventions. » https://www.jeuneafrique.com/987480/economie/simandou-beny-steinmetz-de-retour-en-justice-face-au-bresilien-vale/

https://www.jeuneafrique.com/987480/economie/simandou-beny-steinmetz-de-retour-en-justice-face-au-bresilien-vale/

Financial Afrik (Panafricain)

  • Interview : avec Souleymane Camara du SADEN sur le « Social Entrepreneurship Program »

Financial Afrik interviewe Souleymane Camara, commissaire général du SADEN (Salon des Entrepreneurs de Guinée) : « Le Salon des entrepreneurs de Guinée (SADEN) et le Groupe de la Banque Mondiale à Conakry ont officiellement lancé ce dimanche 25 mai, l’initiative « Social Entrepreneurship Program (SEP) ». Cette initiative qui va se dérouler du 25 mai au 28 juin sous forme d’appel à projets vise à soutenir l’entreprenariat fortement éprouvé par l’impact économique de la crise sanitaire liée au Covid-19. Nous avons rencontré Souleymane Camara, commissaire général du SADEN pour en parler. ENTRETIEN.

FA : En quoi consiste l’appel à projets du « Social Entrepreneurship Program » ?

S. Camara : le « Social Entrepreneurship Program »est destiné à encourager les entreprises à innover et à développer des initiatives visant à faciliter la vie quotidienne des populations. Dessiné sous forme de compétition virtuelle, l’objectif du SEP est de valoriser l’apport des entreprises au développement de solutions à impact économique, technologique et social immédiat pour aider nos concitoyens à faire face aux difficultés liées à la pandémie du Covid-19. Plus spécifiquement, les projets qui seront soumis devront présenter des solutions dans l’un des six domaines que représentent la santé, l’éducation, l’agrobusiness, la  technologie, la logistique & le transport, et enfin la culture et le tourisme.

À l’issue de cette compétition, et grâce au soutien salvateur du groupe de la Banque Mondiale, au moins six entreprises se verront décerner une subvention. L’organisation d’un Bootcamp permettra également aux candidats de bénéficier de conseils personnalisés dans leurs

démarches et des séances de formation sur-mesure pour développer et mettre en œuvre leurs projets.

FA : In fine, quels sont les objectifs concrets ?

S. Camara : Les objectifs concrets sont de plusieurs ordres surtout dans le contexte pandémique que nous traversons. Il s’agit tout d’abord de stimuler l’innovation et la créativité de nos entreprises ; mais également de permettre à des entreprises de poursuivre leur activité, de maintenir ou créer des emplois et enfin de faire participer les entreprises au maintien de la stabilité de l’économie guinéenne. Autant de défis qui devraient modestement contribuer à protéger les PME lauréates contre les impacts de la maladie du covid-19.

FA : Comment va se faire l’accompagnement pour les porteurs de projets sélectionnés ?

S. Camara : Pour accompagner les porteurs de projets qui passeront la phase de présélection, treize « coach », spécialistes dans les domaines d’action concernés par l’appel à projets, seront mis à la disposition des candidats retenus pour leur encadrement. Ces professionnels auront pour mission d’aider les porteurs de projets dans le développement et la mise en œuvre de leur plan d’affaires.

FA : Quels sont les critères d’éligibilité ?

S. Camara : En ce qui concerne les critères d’éligibilité, nous les avons voulus les plus inclusifs possible pour permettre au maximum, nos compatriotes ou qu’ils se trouvent de pouvoir contribuer à cette réflexion et à ce challenge. Ainsi, pour participer au SEP, le porteur de projet doit être de nationalité guinéenne (quel que soit le pays de résidence) ou résider en Guinée, et être âgé entre 18 et 40 ans. L’entreprise doit également évoluer dans l’une des six catégories indiquées pour que son projet soit éligible. Les solutions proposées doivent concerner une technologie ou initiative innovante et apporter une réponse concrète à une problématique touchant les populations dans le contexte actuel. Le potentiel de création d’emplois doit être d’au moins 5 emplois sur les deux prochaines années. Il va sans dire que les candidatures féminines sont fortement encouragées.

FA : comment se fera la sélection ?

S. Camara : les projets feront l’objet d’un examen basé sur la pertinence et le caractère innovant de la solution proposée. Ils seront sélectionnés en fonction de la capacité du porteur de projet à le mettre en œuvre, la durabilité de la solution proposée ainsi que de son impact social, économique et environnemental et de sa viabilité financière. Les candidats présélectionnés seront auditionnés par un jury composé d’experts dans leur domaine de compétence.

FA : comment va se dérouler la compétition ?

S. Camara : La compétition se déroule en 5 phases distinctes : du 25 mai au 28 juin 2020, c’est le début de la phase d’inscription des projets ; le 4 juillet 2020, marquera l’annonce des projets sélectionnés pour la phase finale et la session de pitchs très attendue ;  du 6 au 11 juillet 2020, les sélectionnés bénéficieront de leurs premières séances de coaching et de perfectionnement des plans d’affaires ;  du 13 au 18 juillet 2020, débutera les auditions finales en ligne devant les membres du jury ; et le 20 juillet 2020, ce sera l’annonce des résultats officiels. Voici en somme comment ça va se dérouler.

FA : par quel mécanisme les candidats ou candidates pourront soumissionner ?  

S. Camara : À partir du 25 mai, et jusqu’au 28 juin 2020, les porteurs de projet pourront présenter leur candidature à cet appel à projets qui se déroulera exclusivement en ligne sur le site du SADEN. Pour les candidats ne possédant pas d’équipements informatiques et d’une

connexion Internet à leur domicile, l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE) met à disposition des candidats, ses agences de Conakry et de l’intérieur du pays, dans le respect des mesures sanitaires et gestes barrières liés au Covid-19. Les résultats définitifs sont attendus à partir du 20 juillet 2020. » https://www.financialafrik.com/2020/05/25/interview-avec-souleymane-camara-du-saden-sur-le-social-entrepreneurship-program/

https://www.financialafrik.com/2020/05/25/interview-avec-souleymane-camara-du-saden-sur-le-social-entrepreneurship-program/

Le Point

  • Mory Kanté conté par ceux qui l’ont côtoyé

Le Point publie un article détaillé sur l’œuvre de Mory Kanté et sa relation avec la Guinée : « C’est une hécatombe. » Au bout du fil, le musicien Cheick Tidiane Seck est bouleversé. Il ne supporte plus de compter les musiciens africains décédés ces dernières semaines, emportés pour la plupart par le Covid-19. Cette fois, c’est un vieux compagnon de route qui s’en va. Mory Kanté. Ils ont passé une partie de leur jeunesse sur les mêmes bancs, à l’Institut national des arts de Bamako (dans des promotions différentes). Surtout, ils ont partagé la scène au sein du prestigieux Super Rail Band, que ce soit au Buffet de la gare de Bamako ou lors de tournées en Afrique de l’Ouest qui les ont menés jusqu’à Lagos ! Les souvenirs et anecdotes fusent entre ces deux-là lorsqu’ils se retrouvent au Festival international de jazz de Conakry en mars 2019 – un moment immortalisé par les caméras du producteur et rappeur sénégalais Didier Awadi.

À l’heure de l’hommage, Cheick Tidiane Seck salue d’abord l’ambassadeur Mory Kanté. « Au-delà de l’instrumentiste et du chanteur, il a été le porte-voix de la culture africaine, celui qui l’a rendue universelle et a marqué plusieurs générations avec son tube Yéké Yéké. Ce titre n’appartenait pas seulement au peuple mandingue ou africain, c’était devenu un classique planétaire, un coup de maître. Je salue d’ailleurs aussi la mémoire du producteur de disques Philippe Constantin, qui a contribué à ce succès grâce à son flair hors-norme quand il était chez Universal », dit-il. Kora virevoltante, refrain cuivré entêtant, « Yéké Yéké », chanson d’amour écrite (en mandinka) et composée par Mory Kanté, marque les esprits dès les premières notes. Sorti en 1987, le titre s’écoule à 5 millions d’exemplaires et se hisse en tête des hit-parades européens. C’est l’âge d’or de la World Music. Mais en Guinée, où les Kanté ont enfanté plus d’une star de la chanson, Mory est plus encore que ce musicien virtuose reconnu à l’étranger. « Ce que nous avons vraiment admiré, c’est qu’il a accédé au succès avec une musique qui intégrait des instruments traditionnels comme la kora, le balafon, le djembé, en plus de la voix. Ça lui a donné une valeur supplémentaire », résume Justin Morel Junior, journaliste et ancien ministre (de la Culture, puis de la Communication).

La kora, sorte de harpe à 21 cordes au son cristallin, qu’il électrifie par la suite, n’est pourtant pas son premier instrument. « Au début des années 70, dans le Super Rail Band de Bamako, Mory Kanté jouait le balafon, comme son père, un grand griot du Mandé. Il a été bercé par ce son-là », témoigne Cheick Tidiane Seck. Originaire d’Albadaria, au sud de la Haute-Guinée frontalière avec le Mali, Mory Kanté est élevé dans les règles de la tradition. « L’éducation typique passe par une phase de mnémotechnique durant laquelle on apprend au jeune griot, dès l’âge de 5-6 ans, à poser sur chaque note des mots retraçant de grands faits historiques qu’il doit retenir pour toujours », poursuit Justin Morel Junior.

À Bamako, où il débarque enfant pour vivre auprès de sa tante Manamba Kamissoko, « une sorte de Mahalia Jackson africaine qui te donnait des frissons dès qu’elle chantait », selon Cheick Tidiane Seck, Mory Kanté va rencontrer les « géants » de la kora. Tidiane Koné, le chef d’orchestre du Rail Band, et Batourou Sékou. Le premier lui conseille de pratiquer cet

instrument. « C’était un bon choix. Il avait un jeu classique dans la lignée des maîtres de l’instrument, et ça l’inspirait… Il a maîtrisé la kora jusqu’à en faire son instrument identitaire », précise Cheick Tidiane Seck, qui le rejoint au Super Rail Band en 1973, où il est claviériste.

L’orchestre du buffet de la gare de Bamako verra émerger de nombreux talents. Outre Mory Kanté et Cheick Tidiane Seck, il a aussi pour membres Salif Keïta, Djelimady Tounkara… « On était comme une famille. C’est vraiment Tidiane Koné, le chef d’orchestre, qui nous a formés, et lancés. Il a été l’architecte de cette musique mandingue moderne, dont il était le Louis Armstrong. Même Fela l’adorait. C’était un surdoué. Il jouait du saxophone, de la guitare, de la trompette, et c’était aussi le meilleur joueur de ngoni (guitare traditionnelle) de tous les temps. C’est lui encore qui a dit à Mory Kanté de se mettre au chant pour remplacer Salif Keïta quand il a quitté le Rail Band pour aller à Abidjan », se souvient le « guerrier » Cheick Tidiane Seck. C’est peut-être, en partie, à cette formation créée par la Régie des chemins de fer de Bamako dans le sillage des grands orchestres nationaux post-indépendance que Mory Kanté rend hommage en 2015. « Cette année-là, on avait reformé Les Ambassadeurs (autre formation malienne qui jouait au Motel de Bamako dans les années 70, NDLR). Lors d’un concert dans le sud de la France, on a retrouvé Mory Kanté, qui était programmé avant nous. En ouverture de son concert, il a dit : Je vais jouer pour le pays qui a fait ce que je suis devenu. On s’attendait à ce qu’il dise la Guinée, mais il a dit le Mali », poursuit-il.

Mory Kanté n’oublie pas pour autant la Guinée. Dans les années 90, il y est plus présent. Crée un grand orchestre philharmonique, réfléchit à des projets pour associer et promouvoir les musiciens du cru. Le quartier Morykanteyah, qui porte son nom, dans la banlieue de Nongo du nord de Conakry, abrite d’ailleurs un espace culturel érigé à son initiative. « C’est aujourd’hui un complexe géré par son staff où ont lieu des mariages, des enregistrements… il y a aussi un restaurant. Mais la plupart de ses projets sont restés inachevés, par manque de moyens. Il voulait créer une structure pour accueillir et héberger des artistes, organiser des tournées en Guinée. Il rêvait aussi d’un grand concert au Palais du peuple où il aurait pu inviter des musiciens étrangers qui l’ont accompagné dans ses tournées, et des musiciens locaux. Cela n’a hélas pas pu se faire », témoigne Justin Morel Junior.

À Conakry, dans le quartier de Kipé, ce dernier a créé un lieu culturel, JMJ-Maguy. Le samedi soir, en saison sèche, dans le jardin arboré, Maître Mamadou Aliou Barry, autre produit de ces grands orchestres subventionnés des années 60 et 70, comme le Kaloum Star, y donne des concerts. « Mory Kanté n’habitait pas très loin. Il lui arrivait de venir à pied, soit pour une visite amicale, soit pour jouer avec Maître Barry. Et dans ces cas-là, il ne demandait pas un franc guinéen », ajoute-t-il.

En 2010, il avait reçu la médaille du mérite culturel de Guinée. Puis, en 2019, le titre d’officier de l’ordre national du mérite, remis par le chef de l’État Alpha Condé. « Ce sont les plus hautes distinctions culturelles du pays. Il avait aussi un passeport diplomatique. Le ministre de la Culture a annoncé qu’un grand hommage national lui serait rendu après la crise sanitaire, et que ses amis d’ici et d’ailleurs seraient invités », souligne Justin Morel Junior. Lui aussi prévoit déjà une grande soirée en son honneur, après la saison des pluies. » https://www.lepoint.fr/afrique/mory-kante-conte-par-ceux-qui-l-ont-cotoye-25-05-2020-2376765_3826.php

https://www.lepoint.fr/afrique/mory-kante-conte-par-ceux-qui-l-ont-cotoye-25-05-2020-2376765_3826.php

Miningsweekly (Afrique du Sud)

  • Mining billionaire gets help from ex-spies in bitter legal fight

La publication spécialisée dans l’industrie minière Miningsweekly se penche sur le rôle des espions dans le conflit opposant Vale à BSGR en Guinée : “Black Cube, the private intelligence

agency run by former Israeli spies, spent months setting up companies around the world. Offices, websites and employees were painstakingly put in place — all part of a sting targeting former executives at Brazilian mining giant Vale.

The Black Cube operation, made public in a court filing Thursday and described by people familiar with it, represents the latest escalation in a bitter fight between Vale and mining billionaire Beny Steinmetz.

What started in Guinea as a partnership in one of the world’s richest mineral deposits has devolved into a globe-spanning dispute that sheds light on how fortunes can be made and lost in the world of African mining.

As surging Chinese demand for raw materials spurred a race for assets in Africa, Steinmetz acquired the rights to an iron-ore project known as Simandou in 2008. Vale bought a 51% stake about a year later. Then a new president in Guinea seized the asset back after a corruption probe — and Vale is pursuing Steinmetz for compensation.

While Steinmetz has always denied wrongdoing, he says in the filing that Vale suspected all along that his original acquisition of the assets could have been problematic. Vale has said in court documents it didn’t know. Steinmetz says the sting operation — detailed in court filings that include a declaration from one of Black Cube’s founders and transcripts of conversations with former Vale executives — showed the Brazilian company was suspicious before it signed the deal. That undermines Vale’s claim to compensation, he argues.

A spokesman for Vale, which was awarded $2-billion in a London arbitration last year that it is still trying to collect, declined to comment. “This report just confirmed what we were saying from day one. Vale knew everything, there was no surprise for them. Now we have the full proof of that. I was happy to see that, because until now we were fighting and no one believed us,” Steinmetz said in an interview with Bloomberg News this week.

For almost a decade, Steinmetz has faced legal challenges and probes over how he obtained the rights to the deposit in Guinea. The Guinean government withdrew charges of corruption against him after a seven-year dispute. He denies any wrongdoing. Last year the London Court of International Arbitration found that Steinmetz’s BSG Resources made fraudulent representations to Vale when it sold the mine stake. Steinmetz’s appeal was thrown out.

The court ordered BSGR to pay the Brazilian company $2-billion for its losses in the joint venture. To collect the cash it is owed under that order, Vale has sought to freeze Steinmetz’s assets and is asking a U.S. judge to help it secure evidence about investments he and others allegedly made in New York real estate.

In a conversation with Black Cube’s undercover operatives — according to a transcript filed with the court documents — former Vale executive Jose Carlos Martins said he’d had suspicions about the deal. While he recommended Vale go ahead with the purchase, “I’m proposing it with my nose closed because I smell something wrong,” he said, according to the transcript. Martins, who spent almost a decade running the company’s iron ore business, didn’t respond to requests for comment. In the transcript, Martins compared the deal to a beautiful woman with a sexually-transmitted disease.“You bring her to your hotel room, she’s naked, marvelous, and then she says: ‘A little problem, maybe I am with AIDS’, okay? It’s a problem.”

Black Cube, which says on its website it hires veterans of the Israeli intelligence community, had a team of more than 20 agents working on the investigation, according to people familiar with the situation. It specialises in targeting human sources for information, often in cases where little or no documentary evidence can be found.

The company mapped out all those it believed could have information on the case and built psychological models of its targets, before deciding on the best cover stories and approaches, the people said. The operative who spoke to Martins presented himself as a partner in an investment consultancy, and all recordings were legal, Black Cube says in the court papers.

Martins told the Vale board about entering the deal “closing our eyes,” he said to the operative, according to the transcript. “One of the board members said, ‘Don’t tell me, I don’t want to know at all.’”

At the beginning of the last decade, Simandou was seen as one of the most strategically important assets in the mining world. Its development was a threat to the three dominant iron ore miners, Vale, BHP Group and Rio Tinto Group, at a time of insatiable Chinese demand for the steelmaking ingredient. It was in that context that Vale wanted the asset.

Everybody knows that there was something wrong,” Martins told the undercover agent, according to the filing. “Myself, the CEO. But it was so important not to let this buying to get the competition hands.”

Black Cube also targeted another former Vale executive, Alex Monteiro. According to the transcript, he told operatives: “All the diligence we did was fine, but still, there was that smell of something that could have been done wrongly.” When approached for comment by Bloomberg on Thursday, Monteiro said the due diligence didn’t produce any concerns.

Based on an in-depth due diligence we did, there was no bad smell,” he said by email.

Steinmetz, 64, has a long history in difficult environments across the globe after having been originally sent out by his family to secure supplies of rough diamonds. He developed a diamond mine in Sierra Leone before setting his sights on Simandou in neighboring Guinea.

Ailing President Lansana Conte stripped Rio Tinto of its rights to half of the asset, which the Anglo-Australian miner hadn’t developed in a decade of control. The rights lost by Rio were transferred to Steinmetz weeks before the president died in 2008. Then BSGR sold half the asset to Vale.

After Alpha Conde was elected in 2010, he announced a review and clean-up of the mining industry, Guinea’s main source of income. Billionaire George Soros and former UK Prime Minister Tony Blair advised on and funded Conde’s initiative. A dossier of alleged corruption became the basis for BSGR’s loss of rights. BSGR denied it paid any bribes.

In 2014, a Frenchman with ties to Steinmetz and BSG Resources was sentenced to two years in prison for interfering with a US probe of bribery in connection with mining rights in Simandou. Steinmetz is also facing corruption charges in Switzerland over the mining asset, which he denies.” https://www.miningweekly.com/article/mining-billionaire-gets-help-from-ex-spies-in-bitter-legal-fight-2020-05-25

https://www.miningweekly.com/article/mining-billionaire-gets-help-from-ex-spies-in-bitter-legal-fight-2020-05-25

24 mai

Financial Times (Etats-Unis)

  • Beny Steinmetz seeks to reverse $2bn arbitration award to Vale

Le Financial Times a interviewé l’homme d’affaires Beny Steinmetz, qui s’exprime au sujet de sa condamnation en Guinée : “Billionaire businessman Beny Steinmetz says he has new evidence that will help him reverse a $2bn arbitration award over a failed joint venture in Guinea with Brazilian miner Vale. According to Mr Steinmetz, the evidence shows Vale was

aware of potential problems with how the rights to develop a huge iron ore deposit called Simandou had been obtained.“Vale were aware of the rumours but they closed their eyes, ears and nose to get the deal done,” Mr Steinmetz told the Financial Times.

Vale’s dispute with Mr Steinmetz dates back to 2010, when it agreed to buy a 51 per cent stake in Guinea assets belonging to BSG Resources, the mining company controlled by the Steinmetz family, including two blocks of Simandou. 

Their joint venture was stripped of its licence to develop Simandou in 2014 after the government of Guinea’s then new president, Alpha Condé, concluded the rights had been won through bribery. Mr Steinmetz and BSGR have always denied the allegations. “There was no corruption,” he said.

The new evidence cited by Mr Steinmetz was gathered by Black Cube, a private intelligence agency run by former Israeli spies, in an undercover operation that targeted former Vale executives. For more than a decade Mr Steinmetz, a scion of one of Israel’s great diamond families, has faced questions about how BSGR secured one of the richest prizes in the mining industry in 2008.

After the joint venture was stripped of its licence, Vale, the world’s second biggest iron ore producer, launched legal action and last year was awarded $2bn by a London arbitration court.

The miner claims Mr Steinmetz and others fraudulently induced it to enter into the joint venture by misrepresenting how the Simandou licences were obtained. 

Mr Steinmetz says he can show that Vale already believed — albeit incorrectly — that BSGR had procured the rights through corruption and bribery before it decided to sign the deal. Details of the Black Cube operation were revealed in court filings in New York, where Mr Steinmetz is seeking to serve subpoenas on Vale and Rio Tinto, the mining group that owns the rights to the other half of Simandou. He believes both companies have documents that can help his case.

In the filings, José Carlos Martins, the former head of Vale’s iron business, tells an undercover Black Cube operative that he had informed the board of his belief that there was “something wrong” with the Simandou deal. However, they decided to go ahead because Simandou was the “only open door in Africa” to maintain Vale’s market share. “Look, although we didn’t find anything wrong, although it’s very good for the company, I needed to say that I’m going for it, I’m proposing it with my nose closed because I smell something wrong,” Mr Martin said, according to the transcript.“And at the end, the board said: Okay, let’s go. Don’t tell anything more. Let’s go for it.” Mr Martins did not respond to a request for comment.

In a statement, Vale said Mr Steinmetz was trying to evade personal liability for Vale’s losses.

Vale is confident that the effort will continue to be rejected by any court or tribunal considering the full record of Vale’s extensive diligence efforts and the extraordinary means that Steinmetz undertook to conceal his fraud from Vale,” it said.“The timing of Steinmetz’s submission is not coincidental — Vale has secured a $2bn judgment in multiple jurisdictions, and it has been diligently tracing the proceeds of BSGR’s fraud and Steinmetz’s assets. Vale is now actively pursuing discovery of persons and entities suspected of being or having knowledge about Steinmetz’s business partners or recipients of the funds Vale lost in the fraud.” 

Mr Steinmetz said he was confident the London arbitration court would reopen the case. “Any lawyer who has seen our evidence will tell you that. Vale knew everything.”Mr Steinmetz said it had been necessary to use Black Cube because previous attempts to obtain evidence from

Vale had been frustrated by its document retention policies. “We said this before but nobody would listen. We now have the truth,” he said.

Asked about corruption charges over Simandou in Switzerland, Mr Steinmetz said he believed “there was no case” to answer, citing the decision by the Guinea government to drop all claims and allegations against BSGR last year.” https://www.ft.com/content/83369732-9308-4010-bf1f-b0c0dcc2139d

https://www.ft.com/content/83369732-9308-4010-bf1f-b0c0dcc2139d

New York Times (Etats-Unis)

  • Mory Kante, Million-Selling African Singer and Bandleader, Dies at 70

Le critique musical Jon Pareles écrit l’hommage du New York Times a Mory Kanté : « Mory Kante, a Guinean singer, kora player and bandleader who built a worldwide audience for music rooted in West Africa, died on Friday in Conakry, Guinea. He was 70.

Mr. Kante’s manager, Juan Yriat, said he died in his sleep after suffering chest pains earlier in the day. No official cause of death has been announced.

Mr. Kante came from a family of griots, the dynastic West African musicians whose songs carry news and chronicle history. Steeped in those traditions, he electrified the kora, the traditional griot’s harp, and he fused African music with styles and instruments from Western pop. “God gave me this ability to modernize traditional instruments,” he told the website Pan African Music in 2017. Mr. Kante’s 1987 single “Ye Ke Ye Ke” was a hit, first in Africa and then across Europe. It became the first African single to sell more than a million copies and has been licensed frequently for commercials and film soundtracks. It was also reworked by other musicians into German techno, Bollywood film music and Chinese Cantopop.

Although some of Mr. Kante’s music was criticized as being too slick and internationalized, his songs gave many Western listeners an accessible introduction to African music. After Mr. Kante’s death, the president of Guinea, Alpha Conde, wrote on Twitter that “African culture is in mourning.”

Mory Kante was born on March 29, 1950, in Albadarya, a small town near Kissidougou in southeastern Guinea. His father, Djeli Fode Kante, who was from Guinea, had 38 children with a number of women. His mother, Fatoumata Kamissoko, was from Mali. Both of Mr. Kante’s parents were griots. Mory absorbed the singing of his parents and learned to play balafon (a West African marimba) as a child. His family sent him to Mali to study the kora and other griot traditions.

As a teenager in the 1960s he played in pop bands in Bamako, the capital of Mali, including one named the Apollos in honor of the United States space program. In 1971 he joined the Rail Band, playing guitar and balafon, and he took over as lead singer when Salif Keita — who would also become a world-music luminary — quit to start his own band.

The Rail Band was initially sponsored by Mali’s ministry of information and performed in residence at Bamako’s train-station hotel, the Buffet Hotel de la Gare. It was devoted to affirming Malian traditions by melding them with pop, particularly the Afro-Cuban music that had swept Africa. Mr. Kante transformed a traditional instrument by installing electronics in his vintage kora.

He stayed with the Rail Band until 1979, then moved to Abidjan, the economic capital of Ivory Coast, to start his own group, which became the house band at a popular restaurant and greeted musicians from abroad — Barry White was one — with Africanized versions of their

hits. Those shows led to Mr. Kante’s first album as a leader (with his name spelled “Mori Kant”), recorded in Los Los Angeles for a small American label, Eboni; it made little impact.

Mr. Kante moved to Paris in the early 1980s and determinedly globalized his music. He added electronic sounds and programming and simplified some of the intricacies of African rhythm. But he maintained the urgency of griot vocal style, placed the kora and balafon upfront and, most often, sang in Mandinka, a West African language.

Mr. Kante’s 1987 album, “Akwaba Beach,” was recorded with African and European musicians. The album, for which he wrote the arrangements, opened with “Ye Ke Ye Ke,” a version of a traditional Manding song for millet harvesting that bounced delicate kora picking and a balafon riff against brisk drums, a wriggling synthesizer line and a jabbing horn section. That song was aggressively catchy and contemporary, and it found its way to dance clubs and radio playlists across Africa and Europe. Ever since its release, “Ye Ke Ye Ke” has been repeatedly remixed, covered and licensed to accompany, among other things, a Turkish potato-chip commercial and a club scene with Leonardo DiCaprio in the 2000 film “The Beach.”

Along with singers and bandleaders like Salif Keita from Mali, King Sunny Ade from Nigeria and Youssou N’Dour from Senegal, Mr. Kante both spurred and benefited from growing attention to African music in the 1980s and ’90s, when marketing terms like Afropop and worldbeat gained traction.

Sometimes promoted as “the electronic griot,” he toured internationally and collaborated with musicians including Talking Heads — he contributed kora to their 1988 album, “Naked” — and Carlos Santana, who played guitar on Mr. Kante’s 1990 album, “Touma.”

In the early 2000s Mr. Kante moved back to Guinea. After his electronics-laced albums of the 1990s, he turned increasingly toward acoustic instruments on his most recent albums, notably “Sabou” (2004). He wrote an autobiographical children’s book, “Cocorico! Balade d’un Griot,” about growing up in Manding culture, releasing it as an audiobook with a collection of new songs for children.

His last studio album, “La Guinéenne” (2012), celebrated African women. In 2014 he joined Salif Keita, Amadou & Mariam, Oumou Sangare and other West African musicians to record “Africa Stop Ebola,” a benefit single for Doctors Without Borders. He continued to perform in Africa and Europe.

Mr. Kante interspersed his music career with efforts to encourage development in Africa. He became an ambassador for the Food and Agriculture Organization of the United Nations, and he was active in efforts to end female genital mutilation. He also built a cultural center in Nongo, near Conakry, including an auditorium and recording studios.

He is survived by his wife, Sira, and by numerous children, grandchildren, great-grandchildren and siblings. His death brought tributes from fellow musicians like Youssou N’Dour, who called him “a baobab of African culture,” referring to the African trees with massive, gnarled trunks that often survive for centuries. Mr. Kante himself saw his cultural role clearly but modestly. In 2017, as he was about to receive a lifetime achievement award, the SACEM World Music Prize, he said, “I participated in the emancipation of African music as part of universal music.” »

Seeking Alpha (Etats-Unis)

  • Steinmetz seeks to reverse $2B arbitration award to Vale – FT

Le medium économique Seeking Alpha publie un article suite aux déclarations de Beny Steinmetz, propriétaire de l’entreprise BSGR dans le Financial Times : « Billionaire Beny Steinmetz tells the Financial Times that he has new evidence that will help him reverse a $2B arbitration award to Brazilian miner Vale (NYSE:VALE) over a failed joint venture in Guinea.

Steinmetz says the evidence, gathered by private intelligence agency Black Cube, shows that Vale was aware of potential problems with how the rights to develop a huge iron ore deposit called Simandou had been obtained.

In 2010, Vale agreed to buy 51% of Guinea assets belonging to BSG Resources, a mining company controlled by the Steinmetz family, including two blocks of Simandou.

The JV, though, was stripped of its license to develop Simandou in 2014 after the government of Guinea’s then new president, Alpha Conde, concluded the rights had been obtained through bribery; both Steinmetz and BSG Resources have denied the charges. After the JV lost the Simandou license, Vale started a legal action and in 2019 was awarded $2B by a London arbitration court.

Steinmetz says he can show that Vale already believed, incorrectly, that BSG Resources had gained the rights through bribery and corruption before it signed the deal. Steinmetz is seeking to serve subpoenas on Vale and Rio Tinto (OTCPK:RTPPF), the mining group that owns the rights to the other half of Simandou.

Vale, meanwhile, says it’s confident Steinmetz’s efforts to reopen the case will be rejected « by and court or tribunal considering the full record » of the case. » https://seekingalpha.com/news/3577344-steinmetz-seeks-to-reverse-2b-arbitration-award-to-vale-ft

https://seekingalpha.com/news/3577344-steinmetz-seeks-to-reverse-2b-arbitration-award-to-vale-ft

Billboard (Etats-Unis)

  • Mory Kante, African Music Star and ‘Yeke Yeke’ Singer, Dies at 70

Le magazine musical Billboard rend hommage à Mory Kanté : « Guinean singer Mory Kante, an influential figure in African and world music, has died, his family said Friday. He was 70.

Kante brought Guinean, and Mandingo, culture to the world. He was called an ambassador of Afro-Pop music. His song “Yeke Yeke,” released in the late ’80s, has been remixed and covered extensively.“Guinea and the whole world have lost a great personality,” Kante’s son, Balla Kante, told The Associated Press. “My father was a great personality. We lost a large library today.”

Balla said his father had not been feeling well for quite some time and died in a hospital in the capital, Conakry. He will be tested for COVID-19, his son confirmed.

He was an elderly man who did a lot and exerted a lot of physical energy,” Balla said.

Born on March 29, 1950 in Albadarya, a small town near Kissidougou in Guinea’s southeast, Kante became known as a distinguished kora player.

He was a member of the Rail Band, formed out of Bamako, Mali, which launched the solo careers of many other musicians including Salif Keita.“Thank you, artist,” he wrote on Twitter, calling Kante’s career “exceptional.”

Senegalese musician Youssou N’Dour said he was dismayed by such a great loss.

I feel a huge void today with the departure of this baobab of African Culture. Rest in peace,” he wrote on his Twitter account. » https://www.billboard.com/articles/news/9389019/mory-kante-obit

https://www.billboard.com/articles/news/9389019/mory-kante-obit

23 mai

RFI

  • Mory Kanté: vive émotion après la mort du «griot électrique»

RFI rend hommage au chanteur guinéen Mory Kanté, décédé le vendredi 22 mai : « Les larmes et le deuil, au domicile du défunt musicien. Les ténors de la musique guinéenne se sont succédés ce vendredi pour présenter leurs condoléances à la famille.

Un à un pénètrent dans la concession les plus grands noms de la musique guinéenne, témoigne notre correspondant à Conakry Carol Valade. À commencer par le doyen Sékou Diabaté, le guitariste et leader du mythique orchestre Bembeya. « Le travail qui a été fait a été vraiment bien fait. Musicalement, il a le mérite, il a la voix. »

La clef d’un tel succès ? Fondre les mélodies traditionnelles dans les rythmes modernes, selon Téné Kaba, journaliste musicale. « Il a été celui qui s’est imposé pour valoriser cette culture qui est la culture guinéenne, qui est la tradition guinéenne, mais il l’a mélangée avec d’autres rythmes. »

Le nom de Mory Kanté, comme ses chansons, remplit de fierté le cœur des Guinéens. Pour la chanteuse Sayon Bamba, il est celui qui a porté sa culture au-delà des frontières. « Mory Kanté a fait notre fierté à l’international, il est allé partout. Moi, à chaque fois que j’allais dans un festival en Europe, Mory Kanté était déjà passé là 20 ans avant. Et on me disait : “Tu connais Mory Kanté?”, et je répondais : “Mais comment ? Qui ne connaît pas Mory Kanté?”. »

« Toute vie humaine est une symphonie inachevée », a déclaré l’ancien ministre et proche du défunt Justin Morel Junior, sur la télévision nationale, qui dédiait ce vendredi une large partie de son journal à Mory Kanté.

Guinéen d’origine, Mory Kanté a lancé sa carrière dans le pays voisin, au Mali, rapporte notre correspondante à Bamako, Coralie Pierret. D’abord chanteur dans les mariages au début de sa carrière, il intègre au début des années 1970 le Rail Band, un célèbre orchestre malien. Il chante aux côtés de Salif Keita et du guitariste Djélimady Tounkara. Ce dernier, resté très proche de Mory Kanté, rend un dernier hommage au mythique chanteur guinéen.

« C’est ma mère qui a donné le morceau “Wale Numa Lombaliya”, et ce morceau-là, on l’a travaillé, on l’a rendu moderne. On a été partout, au Nigéria, en Guinée, en Guinée-Bissau, avec ces rythmes, entre 1973 et 1976. » C’est le titre qui a sans conteste marqué le début de la jeune carrière de Mory Kanté et de son ami d’enfance Djélimady Tounkara.

Entouré de sa famille au moment où il apprenait le décès de son ami vendredi matin, Djélimady Tounkara répétait à la guitare Soundiata, un autre tube du Rail Band, qui sonne comme un dernier hommage au chanteur Mory Kanté.» http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200523-mory-kant%C3%A9-vive-%C3%A9motion-apr%C3%A8s-la-mort-griot-%C3%A9lectrique

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200523-mory-kant%C3%A9-vive-%C3%A9motion-apr%C3%A8s-la-mort-griot-%C3%A9lectrique

Market Screener (Etats-Unis)

  • Steinmetz’s BSGR seeks to reopen $1.25 bln Guinea ruling

Le site d’informations économiques Market Screener publie un article sur les intentions de l’entreprise BSGR par rapport à leur condamnation en Guinée dans l’affaire l’opposant au minier Vale : « Billionaire Beny Steinmetz’s BSG Resources Ltd (BSGR) is seeking to reopen

an arbitration case that ordered it to pay $1.25 billion to Brazilian minder Vale SA over an abandoned mining joint venture in Guinea.

BSGR has filed documents, seen by Reuters, with a U.S. court which it said shows that Vale was aware of potential bribery or « red flags » when the companies partnered to develop Simandou, one of the world’s biggest iron ore deposits containing billions of tonnes of the steelmaking ingredient.

The companies are locked in a long-running legal dispute over the joint venture, which was created in 2010 but has since been abandoned. Simandou remains undeveloped. « The Vale Board should assume full responsibility for their misconduct, publicly clear BSGR of all wrong doing and compensate fully for the commercial value of the loss to BSGR, which could run into billions of dollars, » Steinmetz said in an emailed statement.

Vale has accused BSGR of fraudulently inducing it to buy a 51 percent stake in the joint venture to develop the mine, a concession later by the Guinean government in 2014 after it said it had evidence BSGR obtained the rights through corruption. Vale on Friday denied BSGR’s accusation, saying it was confident that any court or tribunal would find it in the right.

« Vale is confident that the effort will continue to be rejected by any court or tribunal considering the full record of Vale’s extensive diligence efforts and the extraordinary means that Steinmetz undertook to conceal his fraud from Vale, » the Brazilian company said in a statement.

Guinea’s President Alpha Conde at the time said Vale was not involved in, or aware of, the corruption.

BSGR, which went into administration in 2018, has denied any wrongdoing in obtaining the Simandou rights. It walked away from the project last year as part of a settlement with Guinea’s government in which both parties agreed to drop outstanding legal action. Vale filed a U.S. lawsuit in April 2019 to force BSGR to pay it about $1.25 billion, as mandated by a London arbitrator in the dispute, plus interest and expenses, amounting to a total of more than $2 billion.

The lawsuit is still active. » https://www.marketscreener.com/VALE-S-A-9970050/news/Steinmetz-s-BSGR-seeks-to-reopen-1-25-bln-Guinea-ruling-30664988/

https://www.marketscreener.com/VALE-S-A-9970050/news/Steinmetz-s-BSGR-seeks-to-reopen-1-25-bln-Guinea-ruling-30664988/

22 mai

Agence France Presse

  • Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté est mort

L’Agence France Presse, avec le Figaro et Jeune Afrique, détaille le parcours artistique de feu Mory Kanté : « Après Manu Dibango, Tony Allen et Idir, la musique africaine perd une nouvelle étoile. Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté, connu pour le tube planétaire Yéké yéké dans les années 1980, est décédé d’une longue maladie vendredi à l’âge de 70 ans dans un hôpital de Conakry, a annoncé son fils Balla Kanté à un correspondant de l’AFP.

Le musicien s’est éteint «vers 9h45 ce matin à l’hôpital sino-guinéen», a dit son fils. «Il souffrait de maladies chroniques et voyageait souvent en France pour des soins, mais avec le coronavirus ce n’était plus possible», a-t-il ajouté. «On a vu son état se dégrader rapidement, mais j’étais surpris quand même car il avait déjà traversé des moments bien pires», a-t-il dit.

Mory Kanté, surnommé le «griot électrique», a contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde. Le président Guinéen Alpha Condé lui a rendu hommage sur

Twitter. «La culture africaine est en deuil. Mes condoléances les plus attristées… Merci l’artiste. Un parcours exceptionnel. Exemplaire. Une fierté», a-t-il posté sur le réseau social.

Né dans une famille de griots, sorte de conteurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest, il est repéré à 21 ans par le saxophoniste Tidani Koné. Ce dernier l’intégre au Rail Band de Bamako, un orchestre mené par Salif Keïta. Il en prend la tête au départ du Malien quelques années plus tard.

Jouant aussi bien de la kora et du balafon que de la guitare, il mêle tradition et modernité dans ses morceaux. Son tube Yéké yéké, sorti en 1987, met le funk mandingue sur le devant de la scène internationale: vendu à des millions d’exemplaires, il a atteint les sommets des hit-parades dans de nombreux pays, notamment aux Pays-Bas. » https://www.lefigaro.fr/musique/le-chanteur-et-musicien-guineen-mory-kante-est-mort-20200522

https://www.jeuneafrique.com/986163/culture/guinee-mory-kante-le-griot-electrique-est-decede/

https://www.lefigaro.fr/musique/le-chanteur-et-musicien-guineen-mory-kante-est-mort-20200522
https://www.jeuneafrique.com/986163/culture/guinee-mory-kante-le-griot-electrique-est-decede/

France Inter

  • Avec Mory Kanté, un autre grand de la musique africaine disparaît

France Inter reprend les mots du président Alpha Condé parmi les nombreux hommages rendus à Mory Kanté : « La musique de Mory Kanté était métissée, inspirée de la salsa cubaine, de l’électro et du rock anglo-saxon. Quand la musique africaine explose partout dans le monde dans les années 80, Mory Kante est déjà depuis longtemps l’un des plus fameux ambassadeurs de la world music.

Formé à l’institut des arts de Bamako au Mali, il est repéré à l’âge de 21 ans par le saxophoniste du groupe de Salif Keita, Issu d’une famille de chanteurs et de poètes, le guinéen, très vite, impose son style, entre musique traditionnelle et modernité.

Sacré « voix d’or » au Nigeria en 1976, numéro 1 dans le monde avec son tube « Yeke Yeke » 10 ans plus tard, il décroche en France un disque d’or et une victoire de la musique en 1988, pour le meilleur album francophone.

Nommé en 2001, Ambassadeur de bonne volonté de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture Mory Kanté n’a jamais hésité, en marge de la musique, à utiliser son nom et ses moyens pour soutenir différentes causes : la lutte contre la précarité des jeunes, dans sa ville natale de Conakry ou encore la famine en Éthiopie, aux côtés de Manu Dibango, disparu en mars dernier.

Sur Twitter, le président guinéen Alpha Condé a rendu hommage à celui que l’on surnommait le griot électrique, saluant « un parcours exceptionnel » et « une fierté » pour son pays. »

https://www.franceinter.fr/culture/avec-mory-kante-un-autre-grand-de-la-musique-africaine-disparait

https://www.franceinter.fr/culture/avec-mory-kante-un-autre-grand-de-la-musique-africaine-disparait

The Guardian (Royaume-Uni)

  • Mory Kanté: Guinean musician dies aged 70 from chronic health problems

Outre-Manche, The Guardian fait partie des journaux rendant hommage à Mory Kanté : “The Guinean musician Mory Kanté has died aged 70. His son Balla Kanté told the AFP news agency that his death was the result of untreated chronic health problems.

“He suffered from chronic illnesses and often traveled to France for treatment, but that was no longer possible with the coronavirus,” said Balla. “We saw his condition deteriorate rapidly, but I was still surprised because he’d been through much worse times before.” Kanté died in hospital in the capital, Conakry.

Kanté found international success in 1987 with the song Yé Ké Yé Ké. It was the first African single to sell more than 1m copies, reaching No 1 across several European countries and become a key track in Britain’s late 80s club revolution – in 2018, DJ Paul Oakenfold included the Afro Acid Mix of the track on an acid house compilation. Yé Ké Yé Ké’s parent album, Akwaba Beach, became the bestselling African record of all time and won the 1988 Victoires de la Musique prize for best Francophone album.

In a 2009 interview, he credited the song’s enduring quality to his enthusiastic spirit. “Whether you play kora, balafon or any other instrument, you have to create something that people will not soon forget. As long as your work is good, we don’t forget it.”

Senegalese musician Youssou N’Dour paid tribute, calling Kanté “a baobab of African culture”. The president of Guinea, Alpha Condé, said that African culture was in mourning and praised Kanté’s “exceptional” career. The French producer Dimitri from Paris described him as a “great music master”.

Of Malian and Guinean descent, Kanté was born in the village of Albadaria on 29 March 1950. His parents were El Hadj Djeli Fodé Kanté and singer Fatouma Kamissoko, from one of Guinea’s best-known families of musicians. Age seven, he was sent from Guinea to Bamako, Mali, to learn to play the kora, the instrument that would later make him famous. He also played balafon. In 1971, age 21, he joined the Rail Band, and later replaced Salif Keïta as the singer. Of his time in the band, he said: “We were young and careless about not thinking about money. Only perfection, perseverance and success counted.”

In the 1980s, Kanté moved to Paris. His popularity in France saw him nicknamed “the electronic griot”. He cycled through different musical styles over the subsequent decades. In the 2000s, he embraced more acoustic music, often in an orchestral setting. For his 2012 album La Guinéenne, he embraced the golden age of west African music: lyrics in the Guinean Mandinka language accompanied by zouk, funk and reggae.

Later in his career, Kanté expressed his pride that he was able to construct an entertainment complex in the village of Nongo, near Conakry, featuring a 1,500-seat auditorium, two sophisticated recording studios and leisure facilities. He also gave guest lectures at universities around the world, expanding on his interest in the industrialisation of culture.

As a solo artist, he released 13 studio albums. The last, N’Diarabi, was released in 2017. In 2014, he recorded Africa Stop Ebola alongside artists including Amadou & Mariam, Salif Keïta and Oumou Sangaré. It sold 250,000 copies, raising money for Médicins Sans Frontières.

Speaking to the Guardian in 2004, he said he would like to be remembered “as a man of culture, as a citizen of the world who delivers his messages in music, and as a tireless traveller looking to meet and know the people of this world”. » https://www.theguardian.com/music/2020/may/22/mory-kante-guinean-musician-dies-aged-70-from-chronic-health-problems

https://www.theguardian.com/music/2020/may/22/mory-kante-guinean-musician-dies-aged-70-from-chronic-health-problems

BBC (Royaume-Uni)

  • Mory Kante, star de la musique africaine, meurt à 70 ans

La BBC relaye le tweet de condoléances adressé par le président Alpha Condé après le décès du chanteur Mory Kanté : « Le chanteur Mory Kante, qui a contribué à faire connaître la musique africaine au public mondial avec des succès comme Yeke Yeke, est mort en Guinée.

Kanté est décédé à l’hôpital vendredi dans la capitale, Conakry, à l’âge de 70 ans, a déclaré son fils Balla Kanté à l’agence de presse AFP.

Sa mort est le résultat de problèmes de santé non traités, a déclaré Balla Kanté.

« Il souffrait de maladies chroniques et se rendait souvent en France pour se faire soigner, mais cela n’était plus possible avec le coronavirus« , a-t-il déclaré. « Nous avons vu son état se détériorer rapidement, mais j’ai quand même été surpris car il avait déjà connu des moments bien pires auparavant« .

Kante est surtout connu pour sa chanson « Yeke Yeke », qui a connu un énorme succès en Afrique avant de devenir numéro un dans plusieurs pays européens en 1988. 

Le président guinéen Alpha Condé a tweeté ses condoléances et a remercié Kante pour sa musique. » https://www.bbc.com/afrique/region-52773607

https://www.bbc.com/afrique/region-52773607

Camer (Belgique)

  • Guinée : Le chanteur guinéen Mory Kanté, connu pour son tube « yéké yéké », est mort à l’âge de 70 ans

Camer publie un article sur l’œuvre du chanteur guinéen Mory Kanté : « La mort du musicien a été annoncée vendredi par son fils. Le président guinéen lui a rendu hommage sur Twitter.

On l’avait surnommé le « griot électrique ». Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté est mort, a annoncé son fils Ballé Kanté à l’AFP, vendredi 22 mai. L’artiste s’est éteint dans un hôpital de Conakry des suites d’une longue maladie.

Le président guinéen Alpha Condé a rendu hommage à l’artiste sur Twitter, officialisant la nouvelle et saluant « un parcours exceptionnel » et « une fierté« .

Mory Kanté a démarré sa carrière dans les années 1970 avant de connaître une gloire internationale avec la chanson Yéké Yéké, sortie en 1987 et devenue un énorme tube qui a fait danser sur tous les continents l’année suivante. Cette chanson était extraite de l’album Akwaba Beach de Mory Kanté, lancé en 1987. À cette époque, l’artiste faisait déjà office de vétéran en matière de musique, puisqu’il avait démarré sa carrière professionnelle au Mali vers l’âge de 21 ans en intégrant son premier groupe à Bamako.

Le monde de la musique africaine vit un printemps cauchemardesque, déplorant depuis fin mars les disparitions successives d’icônes internationales originaires du continent : Manu Dibango, Tony Allen, Idir et maintenant Mory Kanté. » https://www.camer.be/mobile/80474/11:1/guinee-le-chanteur-guineen-mory-kante-connu-pour-son-tube-yeke-yeke-est-mort-a-lage-de-70-ans-guinea.html

https://www.camer.be/mobile/80474/11:1/guinee-le-chanteur-guineen-mory-kante-connu-pour-son-tube-yeke-yeke-est-mort-a-lage-de-70-ans-guinea.html

Financial Afrik (Panafricain)

  • Guinée : Patrice Loua, nouveau directeur de la SEG

Financial Afrik annonce l’identité du nouveau directeur de la SEG (Société des Eaux de Guinée) : « Jusque-là DGA, responsable de l’exploitation et en charge de la gestion des affaires courantes de la Société des Eaux de Guinée (SEG), Pépé LOUA a été nommé ce jeudi 21 mai 2020 par le président Guinéen Alpha Condé. Il remplace à ce poste Mohamed Oularé décédé du COVID-19, début mai.

Sa nomination intervient alors que la SEG est engagée dans une vaste opération de réhabilitation du réseau hydraulique urbain pour la desserte en eau potable.

L’objectif est de connecter 250 à 500 mille foyers à l’eau potable qui en étaient privés à cause des fuites. Il faut noter que cet ingénieur hydro-technicien a gravi tous les échelons au sein de la société des eaux de Guinée. » https://www.financialafrik.com/2020/05/22/guinee-patrice-loua-nouveau-directeur-de-la-seg/

https://www.financialafrik.com/2020/05/22/guinee-patrice-loua-nouveau-directeur-de-la-seg/

DANS LES MEDIAS AFRICAINS

28 mai

Agence de Presse Sénégalaise (Sénégal)

  • Can 2025 : La Guinée Pas Prête ’’Pour Le Moment’’ (Dirigeant)

L’Agence de Presse Sénégalaise fait le point sur l’organisation de la CAN 2025 en Guinée, citant plusieurs sources officielles pessimistes: « La Guinée n’est pas prête ’’pour le moment’’ à abriter la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, a déclaré dans un entretien avec un site spécialisé guinéen, Abdoul Karim Bangoura, un responsable de la Fédération guinéenne de football.

’’En toute sincérité, la Guinée n’est pas prête pour le moment à l’allure où vont les choses’’, a dit au site spécialisé Guinéefoot, Bangoura, chef du département formation et développement à la Feguifoot.

Et si l’Etat guinéen est d’accord avec le Sénégal ou avec un autre pays limitrophe, pourquoi pas une co-organisation, a résumé le responsable guinéen, rappelant que la Guinée avait posé sa candidature pour une Coupe d’Afrique des nations à 16.

’’Si on tient absolument à l’organiser, on doit respecter le cahier des charges. Se mettre avec tel ou tel pays pour la co-organisation, c’est juste une idée’’, a dit l’ancien coéquipier de Titi Camara et Salam Sow dans le Syli national au sujet de cette organisation ouverte à 24 pays.

 Interrogé le 18 mai dernier par le quotidien sportif dakarois, Stades, le président de la Féguifoot, Antonio Souaré, a déclaré que ’’c’est une option que les deux gouvernements (du Sénégal et de la Guinée) pourraient décider’’.

Selon Bangoura, par ailleurs, conseiller du président Souaré qui préside aussi les destinées de la zone ouest A de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA), ’’la CAN, ça demande beaucoup d’infrastructures’’. ’’Mais si au sommet, il y a la volonté politique, tout est possible. Pour cela, il faudrait se mettre au travail dès aujourd’hui’’, a indiqué le dirigeant guinéen.

Cette idée d’une co-organisation est aux antipodes de celle du ministre guinéen des Sports de la Culture, Sanoussy Bantamba Sow. Ce dernier avait opposé un niet catégorique au souhait du président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, d’une co-organisation entre les deux voisins. » http://www.aps.sn/actualites/sports/football/article/can-2025-pour-le-moment-la-guinee-pas-prete-dirigeant

http://www.aps.sn/actualites/sports/football/article/can-2025-pour-le-moment-la-guinee-pas-prete-dirigeant

27 mai

Vanguard (Nigéria)

  • Guinea admits 30 died in post-electoral violence in March

Vanguard fait un compte-rendu de allocution officielle des autorités guinéennes : “Guinea has for the first time admitted that 30 people died in days of violence following a constitutional referendum in the southeast of the West African state,but blamed the political opposition.

Clashes erupted in the town of Nzerekore on March 22, the day of the constitutional referendum that the opposition had boycotted over fears the vote was a ploy by President Alpha Conde to extend his grip on power. Reports of the violence in Nzerekore, which is poorly connected to the rest of the country, were highly conflicting and difficult to confirm.

Local residents told AFP at the time, however, that religious and ethnic groups had clashed and that mosques and churches had been attacked in several days of violence. Political opposition groups said that scores of people had been killed in gun or machete attacks, while the government played down the number of fatalities. On Tuesday, the attorney general in the northern town of Kankan, Yaya Kairaba Kaba, gave the first clear account of the casualty toll. In televised remarks, he said 30 people were killed and 67 were injured. Rioters also torched dozens of homes, shops, and small businesses, as well as three churches.

He accused Guinea’s umbrella opposition grouping FNDC of stoking the violence. “It was local FNDC officials who planned the violence and fuelled tensions between communities,” he said, adding that the group had hired mercenaries from the capital Conakry, and from neighbouring Liberia.

The attorney general also said that authorities had arrested 44 suspects on charges of murder, arson, and criminal conspiracy, and were pushing to hold trials “as quickly as possible”.

Ibrahima Diallo, an FNDC official, on Wednesday accused the authorities of unfairly assigning collective responsibility to the opposition group in the former French colony. “It is hard to understand why the arrests were made on one side and nobody was investigated on the other,” he said. “It’s a total injustice”. Dozens of people over the past year have been killed in anti-government protests in Guinea, which human rights organisations have blamed on security forces in the poor nation of some 13 million people.” https://www.vanguardngr.com/2020/05/guinea-admits-30-died-in-post-election-violence-in-march/

The Ghana Guardian (Ghana)

  • Mourners gather for funeral of Guinean singer Mory Kante

Le GhanaGuardian publie le récit des funérailles de Mory kanté : “Hundreds of people gathered to mourn the death of Guinean singer Mory Kante in his native country’s capital Conakry on Tuesday, to the sound of keening and traditional musical laments.

Kante, who helped introduce African music to a world audience in the 1980s, died in Conakry on Friday after at age 70 after succumbing to untreated health problems. Restrictions related to the global coronavirus pandemic had prevented him from travelling abroad to seek medical help.

Born into a celebrated family of « griots » – traditional singer-poets – Kante is best known for his dance song « Yeke Yeke, » which was a huge hit in Africa before becoming a No. 1 in several European countries in 1988.

At a pre-burial ceremony on the grounds of a Conakry hospital on Tuesday, women collapsed in tears as the musician’s coffin was laid inside a tent.

Some 200 people – including relatives, friends and government officials -attended the ceremony, where Mandingo griots sang laments accompanied by kora and balofon music.

Hundreds more mourners stood outside the hospital grounds, and followed the cortege as it made its way to a nearby cemetary.

Kante’s death sparked an outpouring of tributes from musicians and dignitaries across the world.

Guinea’s President Alpha Conde tweeted on Friday that « African culture is in mourning ». » https://ghanaguardian.com/mourners-gather-for-funeral-of-guinean-singer-mory-kante

https://ghanaguardian.com/mourners-gather-for-funeral-of-guinean-singer-mory-kante

26 mai

Africanews (Panafricain)

  • Guinée : le Fndc se prépare à défier les autorités

Africanews, dans son émission le Morning Call, interviewe Abdoulaye Sow, porte-parole du FNDC : « Cette décision est justifiée par l’acharnement du pouvoir, qui utilise la pandémie pour démanteler le FNDC en arrêtant les membres actifs et en démantelant sa structure. Nous pensons que ce n’est pas la pandémie qui concerne les pouvoirs publics en Guinée, mais plutôt ce mouvement social.

  • La situation reste préoccupante en Guinée avec plus de 3000 cas de contaminations à ce jour. Ne pensez-vous pas que les manifestations risquent d’aggraver le nombre de cas ?

Le gouvernement a édicté de mesures que lui-même ne respecte pas, comme quand il installe son bureau politique à l’Assemblée Nationale : alors que les rassemblements de plus de 20 personnes sont interdits, cette cérémonie a rassemblé plus de 160 personnes !

  • Vous accusez le gouvernement de violations des droits humains tandis que le gouvernement vous accuse d’occasionner de nouvelles victimes avec les manifestations. Comment réagissez-vous ?

Nous trouvons que cette déclaration est déplorable et ridicule, mais nous savons que le gouvernement profitera des manifestations pour s’en prendre aux populations, comme cela s’est passé récemment à Coyah. C’est pourquoi il s’engage dans une fuite en avant » https://fr.africanews.com/2020/05/26/guinee-le-fndc-se-prepare-a-defier-les-autorites-morning-call/

https://fr.africanews.com/2020/05/26/guinee-le-fndc-se-prepare-a-defier-les-autorites-morning-call/

25 mai

Bénin Web TV (Bénin)

  • Guinée: le FNDC prépare de nouvelles manifestations pour la libération de ses militants

Bénin Web TV réagit aux annonces des leaders du FNDC concernant la reprise des manifestations : « Fin de la trêve du FNDC en Guinée! Les gigantesques mouvements de contestation, contre un troisième mandat du président Alpha condé, vont reprendre de la plus belle des manières dans les rues guinéennes. En effet, le FNDC estime que la crise sanitaire est un prétexte pour le gouvernement de museler les opposants et d’arrêter illégalement ses militants. Pour l’ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, le seul moyen de mettre fin à cette campagne inhumaine est la reprise des manifestations.

A l’annonce de la nouvelle, les autorités ont alerté les membres du Front, notamment sur les mesures en vigueur pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Mettant en garde « les éternels fauteurs de troubles », le ministère et la Sécurité et de l’Administration du Territoire estime que l’objectif des opposants est de provoquer des affrontements avec les forces de sécurité, d’occasionner de nouvelles victimes et de ternir ainsi l’image du pays.

Depuis fin octobre, l’opposition, la société civile et les syndicats, réunis au sein du FNDC, organisent de grandes manifestations pour exiger le respect de la constitution du pays en vigueur, avant le référendum constitutionnel. »

https://beninwebtv.com/2020/05/guinee-le-fndc-prepare-de-nouvelles-manifestations-pour-la-liberation-de-ses-militants/

23 mai

Financial Afrik (Panafricain)

  • Guinée : rupture de trêve politique ne ligne de mire

Financial Afrik anticipe une reprise des affrontements en Guinée : « Trois mois environ après la tenue de la dernière manifestation du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), les frontistes comptent remettre ça dès après le Ramadan. Motif, exiger la libération de tous les opposants arrêtés et incarcérés en prison, selon la déclaration, jeudi, de Sékou Koundouno, responsable de la planification stratégique du FNDC.

Les responsables du front accusent le régime du président Alpha Condé d’avoir «volontairement propagé le coronavirus dans le pays» lors du double scrutin législatif et référendaire sur la nouvelle constitution et d’avoir «volontairement propagé le coronavirus dans les principales prisons du pays dans le seul but d’éliminer des citoyens opposés au coup d’Etat constitutionnel», lit-on dans dans une déclaration du FNDC rendue publique ce vendredi. Dénonçant par ailleurs, l’incarcération de plus de 200 militants et sympathisants de l’opposition.

Le gouvernement est quant à lui déjà sur le pied de guerre depuis l’annonce de la reprise des manifestations. Albert Damantang Camara, ministre de la sécurité et de la protection civile, le commissaire Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire et Ansoumane Camara dit Baffoé, directeur de la police Nationale, promettent qu’ «aucun trouble à l’ordre public ne sera toléré». Au ministère de la sécurité, l’on estime que le but du FNDC et de l’opposition n’est ni plus ni moins que de «provoquer des affrontements avec les forces de l’ordre et occasionner de nouvelles victimes».

Le pouvoir de Conakry, au nom de l’urgence sanitaire, a annoncé que «des dispositions proportionnelles à la menace sont mises en place par les unités territoriales et par les services spécialisés de maintien et de rétablissement de l’ordre public», précise un communiqué du gouvernement. La plupart des ténors de l’opposition estiment que la reprise des manifestations est inévitable voire nécessaire, malgré un contexte où la Guinée a du mal à maitriser la propagation de l’épidémie du covid-19.» https://www.financialafrik.com/2020/05/23/guinee-rupture-de-treve-politique-en-ligne-de-mire/

https://www.financialafrik.com/2020/05/23/guinee-rupture-de-treve-politique-en-ligne-de-mire/

Financial Afrik ( Panafricain)

  • Bilan du coronavirus en Afrique: en 7 jours, le nombre de cas a augmenté de 34%

Dans le dernier bilan de la pandémie de Covid-19 en Afrique, dressé par Financial Afrik, la Guinée est citée une fois dans le classement des pays les plus touchés, mais ne compte que peu de nouveaux cas depuis le mois de mai : « La région a enregistré son plus élevé nombre de cas par jour depuis le début de l’épidémie, avec plus de 2 000 nouveaux cas signalés chaque jour sur un intervalle de 14 derniers jours. Sur les 47 pays, 11 ont enregistré un total cumulé de plus de 1 000 COVID confirmés: Afrique du Sud (17 200), Algérie (7 377), Nigeria (6 401), Ghana (6 096), Cameroun (3 529), Guinée (2 863), Sénégal (2 617), Côte d’Ivoire (2 153), République démocratique du Congo (1 731), Gabon (1 502) et Guinée-Bissau (1038). Deux autres pays, le Gabon et la Guinée-Bissau ont franchi le cap des 1 000 cas. Ensemble, ces 11 pays les plus touchés abritent 82% de tous les cas signalés dans la région. » https://www.financialafrik.com/2020/05/23/bilan-du-coronavirus-en-afrique-en-7-jours-le-nombre-de-cas-a-augmente-de-34/

https://www.financialafrik.com/2020/05/23/bilan-du-coronavirus-en-afrique-en-7-jours-le-nombre-de-cas-a-augmente-de-34/