La Guinée dans la presse internationale : Semaine du 5 au 12 Juin 2020

LES SUJETS QUI ONT LE PLUS
RETENU NOTRE ATTENTION

POLITIQUE

9 juin

TRT (Turquie)

  • Aides de la Turquie au Paraguay, en Afghanistan et en Guinée

Le site francophone de l’Etablissement de Radio et Télévision de Turquie (TRT) a posté un article sur l’aide fournie par la Turquie a plusieurs pays, dont la Guinée : « La Turquie a envoyé du matériel médical au Paraguay pour le soutenir dans sa lutte contre le coronavirus. D’après le ministère des Affaires étrangères du Paraguay, l’épouse du chef d’Etat Mario Abdo Benitez, Silvana Abdo, a demandé à la First Lady Emine Erdogan de soutenir le Paraguay dans sa lutte contre la pandémie, une requête qui a été acceptée par Mme Erdogan. Sur ce, les ministères des Affaires étrangères et de la Santé des deux pays ont commencé à travailler ensemble et les aides en équipements médicaux ont été acheminées depuis la Turquie vers le Brésil. De là, elles seront envoyées au Paraguay.

Cette aide comprend 50.000 combinaisons de protection, 30.000 masques N95, 100.000 masques chirurgicaux, 2.000 lunettes protectrices et 50.000 galoches.

Par ailleurs, l’accord signé entre le gouvernement de la République de Turquie et le gouvernement de la République islamique d’Afghanistan pour une aide en équipements médicaux, est entré en vigueur après sa publication dans le journal officiel. Selon cet accord, la Turquie fera don à l’Afghanistan de 5 moniteurs médicaux, 10 ventilateurs, 10 concentrateurs d’oxygène, 10 régulateurs d’oxygène, des aspirateurs, des laryngoscopes, des nébuliseurs, 3 thermocycleurs, 2 autoclaves et défibrillateurs, ainsi que 30.000 tests de dépistage Covid-19 RT-q PCR.

L’aide comprend notamment 3.500 médicaments, 25.000 masques N95 et 50.000 masques chirurgicaux et généraux.

De même, l’accord signé entre le gouvernement de la République de Turquie et le gouvernement de la République de Guinée pour une aide en équipements médicaux, est entré en vigueur après sa publication dans le journal officiel.

Conformément à cet accord la Turquie acheminera à la Guinée une aide contenant 300.000 masques chirurgicaux, 50.000 masques N95, 20.000 combinaisons de protection, 30.000 kits de dépistage PCR, 30.000 kits d’extraction et 30.000 écouvillons. » https://www.trt.net.tr/francais/turquie/2020/06/09/aides-de-la-turquie-au-paraguay-en-afghanistan-et-en-guinee-1432368

https://www.trt.net.tr/francais/turquie/2020/06/09/aides-de-la-turquie-au-paraguay-en-afghanistan-et-en-guinee-1432368

6 juin

Courrier International

  • Guinée : la nouvelle Constitution a-t-elle été falsifiée ?

Dans son article publié dans le Courrier International, l’analyste Sidi Yansané rappelle les enjeux autour de la modification du texte constitutionnel : « Très critiquée par l’opposition, qui a multiplié les manifestations, la nouvelle Constitution guinéenne a été adoptée par référendum en mars dernier. Mais le texte qui a été promulgué n’est pas le même que celui qui a été soumis au vote. Le barreau des avocats guinéens exige désormais son retrait.

Ce texte est applicable et opposable à tous”, a insisté le ministre de la Justice guinéen Mohamed Lamine Fofana lors d’une déclaration jeudi 4 juin, rapportée par le site d’information Africa Guinée. Devant la presse, le gouvernement, par le biais du garde des Sceaux, s’est pour la première fois officiellement exprimé sur les accusations de falsification de la nouvelle Constitution, alors que la polémique enfle.

Tout est parti d’une tribune de Pépé Antoine Lama, un avocat guinéen, publiée une dizaine de jours avant l’intervention du ministre de la Justice. Le magistrat y révélait des différences de taille entre le texte soumis à référendum le 22 mars 2020 et la Constitution promulguée par le président de la République, Alpha Condé, et publié au Journal officiel le 14 avril suivant.

Dans un tableau comparatif, le portail d’actualités guinéen Le Djely, qui a partagé la tribune de l’avocat, note les différences entre les deux lois fondamentales. Parmi ces différences, le texte actuel oblige tout candidat à l’élection présidentielle à appartenir à un parti politique, alors que le projet voté par référendum promettait la possibilité des candidatures indépendantes. Une autre modification porte sur la composition de la Cour constitutionnelle : dans le texte final, c’est le Conseil supérieur de la magistrature, instance d’État, qui désigne le magistrat devant siéger à la Cour, et non plus l’Association des magistrats, censée jouir de plus d’indépendance.

Précédant la déclaration du garde des Sceaux, le barreau de Guinée a dénoncé une “délinquance juridique” et exigé le retrait pur et simple du texte, tout en appelant la Cour constitutionnelle à prendre ses responsabilités pour le respect des principes essentiels de la démocratie, rapporte Guinée News : « Pour ces hommes de droit, l’acte est [trop] grave pour être traité comme un fait anodin. Et pour tout l’or du monde, ces robes noires ne voudraient pas jeter leur morale aux orties pour se mettre en cheville avec l’exécutif dans cette manœuvre. »

Très controversé, le projet de nouvelle Constitution a provoqué des séries de manifestations émaillées de violences et d’affrontements avec les forces de l’ordre, causant des dizaines de morts depuis le mois d’octobre 2019. Les partis d’opposition et une partie de la société civile, qui ne reconnaissent pas la nouvelle loi fondamentale, soupçonnent le chef de l’État, Alpha Condé, à l’approche du terme de ses deux mandats en octobre prochain, de vouloir se présenter pour un troisième.

En rayant d’un trait de plume certains alinéas de la Constitution votée par référendum, à dessein ou par omission, le pouvoir a commis une faute lourde, analyse le site du quotidien burkinabé Aujourd’hui au Faso. Pour l’opposition, ça ne peut être une erreur, pour qui tout ce forcing entre dans les plans du locataire de Sékoutouréya [nom du palais présidentiel]. Un chef d’État qui jusqu’à présent n’a pas encore clairement dit qu’il est candidat à une troisième levée, mais à qui la nouvelle Constitution le permet.” » https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/polemique-guinee-la-nouvelle-constitution-t-elle-ete-falsifiee

https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/polemique-guinee-la-nouvelle-constitution-t-elle-ete-falsifiee

Xinhua (Chine)

  • (COVID-19) La Guinée passe la barre des 4.000 cas

L’agence officielle Xinhua continue son bilan de l’épidémie de Covid-19 en Guinée : « La Guinée a dépassé vendredi la barre de 4.000 cas confirmés avec la notification de 42 nouveaux cas, a annoncé l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) dans un communiqué.

A la date du 4 juin, un groupe de 672 a été prélevé et testé au laboratoire de l’ANSS, dont 69 personnes déclarées positives au coronavirus. Toutefois, grâce aux efforts déployés par le gouvernement guinéen et ses partenaires étrangers dans le dépistage et la prise en charge des malades du coronavirus, les guérisons augmentent avec une moyenne de plus de 100 guéris enregistrés tous les jours depuis plusieurs semaines.

Au cours du derniers conseil des ministres tenu jeudi 4 juin en vidéoconférence, le président guinéen Alpha Condé a apprécié les résultats obtenus dans la lutte contre le Covid-19 et s’est félicité que le taux de létalité en Guinée (à peine 0,6%) soit l’un des plus bas de la sous-région alors que le taux de guérison (58% à ce jour), est parmi les plus élevés. Se basant sur les récentes données, il a souligné d’importants sacrifices consentis par le gouvernement ainsi que par les médecins soignants de l’ANSS dans la lutte acharnée contre la pandémie. »

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-06/06/content_76132748.htm

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-06/06/content_76132748.htm

ECONOMIE ET SOCIAL

10 juin

Jeune Afrique (Panafricain)

  • Matières premières : les gagnants et les perdants du Covid-19

Jeune Afrique annonce, via ses experts Philipe Chalmin et Yves Jégourel, des perspectives économiques favorables pour l’industrie minière guinéenne : « Si les cours des produits énergétiques se sont effondrés du fait de la crise liée au coronavirus, l’or et le fer progressent largement. Véritable « bible des matières premières » en français, le 34e rapport Cyclope publié le 9 juin tente de dresser le bilan des marchés des produits de base après la tempête de la pandémie du Covid-19 et la mise en « coma artificiel » de l’économie mondiale qu’elle a provoquée. Les indicateurs de Cyclope montrent un effondrement des cours de 42% entre début janvier et fin avril.

Philippe Chalmin, fondateur de cet ouvrage collectif, et Yves Jégourel, son bras droit distinguent trois groupes de métaux.

Le premier est composé de métaux qui ont beaucoup chuté, mais qui pourrait rebondir à la faveur d’une reprise. En tête, le cuivre qui intéresse particulièrement l’Afrique subsaharienne et notamment la RDC et la Zambie. Son prix a chuté de 25 % au plus fort de la crise et ne perd plus aujourd’hui que 9 %. « Sa remontée devrait être épaulée par le développement de l’électromobilité et par la relance proposée par la Chine en matière d’infrastructures », souligne Yves Jégourel.

Deuxième catégorie : les métaux qui resteront handicapés structurellement comme l’aluminium, l’un des atouts de la Guinée. « Il n’a pas trop chuté (-19 %), poursuit Yves Jégourel, mais son prix se rétablit moins vite que d’autres parce qu’existent des stocks considérables qui pèsent sur le marché ».

Troisième catégorie : les métaux qui font mieux que résister. Naturellement, l’once d’or (1 749 dollars, soit +14 % entre le début de l’année et le 14 avril et un niveau jamais dépassé depuis 2012) a « profité de la politique des taux bas pratiqués par la Réserve fédérale américaine ». Les orpailleurs qui grattent le Sahel du Soudan à la Mauritanie et les entreprises minières sud-africaines ou congolaises seront à la fête… quand les transports reprendront.

La grande surprise est venue de « l’extraordinaire stabilité du minerai de fer » dont le prix a même progressé de 11 % depuis le début de l’année « grâce à la pérennité de la demande chinoise », note le rapport (voir ci-dessous). La catastrophe de Brumadinho au Brésil et les cyclones en Australie ont aussi contribué à raréfier le minerai de fer. L’Afrique du Sud et la Mauritanie – dont le budget repose sur les exportations de fer – peuvent se frotter les mains. La Guinée, qui vient de signer pour la mise en exploitation tant de fois reportée de sa montagne de fer à Simandou, voit-elle aussi l’avenir en rose.

Voilà qui va ravir l’Afrique du Sud, la Mauritanie et demain, la Guinée : les prix du fer ont résisté au coronavirus et à la récession mondiale : ils avaient lentement remonté de 51 dollars la tonne en juillet 2015 à 103 dollars en juillet 2019. Tombés brièvement à 83 dollars, en avril 2020, au plus fort de la crise, ils ont retrouvé le niveau des 103 dollars, le 8 juin. Le fer est le seul métal industriel et même l’une des rares matières premières, avec l’or, à faire preuve d’une telle résistance dans la tempête économique qui balaie la planète.

Ce phénomène s’explique d’abord par une diminution de l’offre mondiale de fer. En 2019, le cyclone Veronica a paralysé la production en Australie en bloquant le fonctionnement des ports d’expédition pendant plusieurs jours. Les mines d’Afrique du Sud étaient toujours à la peine en raison de fréquentes coupures de courant. Au Brésil, la rupture du barrage de Brumadinho a paralysé une partie des activités du numéro un mondial, Vale, dont la capacité s’est trouvée réduite de 100 000 tonnes par an. Début 2020, les cyclones et les pluies diluviennes ont frappé à nouveau l’Australie et le Brésil, perturbant gravement extraction et exportations du minerai. » https://www.jeuneafrique.com/998201/economie/matieres-premieres-les-gagnants-et-les-perdants-du-covid-19/

https://www.jeuneafrique.com/998201/economie/matieres-premieres-les-gagnants-et-les-perdants-du-covid-19/

Agence Ecofin (Suisse)

  • Guinée : la BAD octroie 3,2 millions de dollars pour trois projets de développement

L’Agence Ecofin publie un article sur les programmes de développement en Guinée financés par la Banque Africaine de développement : « Le Bureau national de la Banque africaine de développement en Guinée (COGN) et le gouvernement guinéen ont procédé, entre le 21 et le 26 mai derniers, à la « télé-signature » d’accords de près de 3,2 millions de dollars pour trois nouveaux projets dans la numérisation, les énergies vertes et l’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du miel.

Ces engagements pris par le responsable pays de la Banque, Léandre Bassolé, et Mme Kanny Diallo, ministre du Plan et du développement économique et gouverneure de la Banque pour la Guinée, renforcent le portefeuille actif de projets financés par la Banque dans le pays pour le porter à un montant d’engagements de quelque 556 millions de dollars.

Le projet de digitalisation des paiements gouvernementaux des pays de l’Union du fleuve Mano (DIGIGOV-UFM) est mis en place dans le cadre du renforcement des capacités des États en transition afin de les soutenir dans leur stratégie de mobilisation de ressources internes et d’inclusion financière. Il vise à créer en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, un écosystème de paiement numérique, gage de transparence, de sécurité, d’optimisation dans la gestion des ressources publiques et d’inclusion financière des populations traditionnellement exclues du système bancaire classique. Sa mise en œuvre doit permettre d’augmenter la part des taxes et impôts dans le PIB de 13,4% à 17% et d’accroître le taux d’inclusion financière moyen de plus de 6%.

Le Programme de développement des mini-réseaux verts en Guinée doit soutenir l’Agence guinéenne pour l’électrification rurale (AGER) dans la mise en place de projets de 57 mini-réseaux verts dans le pays. Cette subvention du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA) permettra de financer spécifiquement des études de préfaisabilité techniques, économiques, financières et d’impact environnemental et social des projets de mini-réseaux verts. Il s’agit des projets identifiés dans le Plan d’électrification à moindre coût élaboré par le gouvernement de la République de Guinée en coordination avec la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD).

Il est prévu que le déploiement des 57 mini-réseaux donne accès à l’électricité à environ 30 000 ménages. Les mini-réseaux devraient ainsi aboutir à la création d’une centaine d’emplois, dont 50% pour les femmes, et générer des possibilités d’utilisation productive pour au moins 100 micro et petites entreprises.

Enfin, l’exécution du Projet d’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du miel en Guinée, financé par le Fonds Africain pour le Commerce, a pour objectif d’accroître les revenus des acteurs de cette chaîne, en particulier les femmes. Le projet doit ainsi contribuer à la restructuration des groupements apicoles de la COPRAKAM (Coopérative de production d’arachide de karité et de miel), à l’augmentation de la quantité et de la qualité du miel, au renforcement de la capacité opérationnelle et de commercialisation de la coopérative ainsi qu’à la préservation de l’écosystème des zones mellifères et l’atténuation des effets du changement climatique. » https://www.agenceecofin.com/investissements-publics/1006-77400-guinee-la-bad-octroie-3-2-millions-de-dollars-pour-trois-projets-de-developpement

https://www.agenceecofin.com/investissements-publics/1006-77400-guinee-la-bad-octroie-3-2-millions-de-dollars-pour-trois-projets-de-developpement

9 juin

Agence Ecofin (Suisse)

  • Guinée : Fatoumata Cissoko, 29 ans, figure montante de l’agrobusiness local

Une entrepreneuse guinéenne, dont l’histoire est racontée par l’Agence Ecofin, a été interviewée par le site de la Banque Mondiale : « Fatoumata Cissoko, 29 ans, a fondé une usine de transformation de fruits en Guinée. Grâce à cette activité, elle emploie une dizaine de femmes et de jeunes et contribue à réduire les pertes post-récoltes.

Fatoumatah Cissoko dirige une entreprise agroalimentaire située dans la ville de Conakry en Guinée. Dans son usine, la jeune entrepreneure dispose d’un séchoir solaire moderne qui lui permet de transformer de l’ananas qu’elle commercialise dans son restaurant et dans plusieurs points de vente dans le pays.

Fatoumata Cissoko s’est lancée dans la transformation de fruits avec un capital de démarrage de 260 dollars. Avec l’appui du Programme italien de sécurité alimentaire (PISA) et du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), elle a bénéficié d’une formation et d’un accompagnement matériel qui lui ont permis de développer son entreprise, passant d’une capacité de production de 6 kg d’ananas séchés à 80 kg par semaine.

La jeune femme a confié sur le site de la Banque Mondiale que la Guinée enregistre plus de 40% de pertes post-récoltes par an, réduisant ainsi les revenus des agriculteurs. Elle a également constaté que le secteur de la transformation de fruits est peu exploité dans le pays. En 2011, elle a créé son entreprise afin d’apporter sa contribution au développement du secteur agroindustriel local. Aujourd’hui, elle emploie une dizaine de femmes et plusieurs jeunes.

Fatoumata Cissoko distribue ses produits dans les grandes surfaces et les stations de la ville de Conakry, mais aussi dans les villes voisines. Le succès de son entreprise lui a permis de nouer un partenariat avec le Maroc pour l’exportation de l’ananas séché. » https://www.agenceecofin.com/entreprendre/0906-77365-guinee-fatoumata-cissoko-29-ans-figure-montante-de-l-agrobusiness-local

https://www.agenceecofin.com/entreprendre/0906-77365-guinee-fatoumata-cissoko-29-ans-figure-montante-de-l-agrobusiness-local

8 juin

Agence Ecofin (Suisse)

  • Guinée : le Britannique Hummingbird Resources jette son dévolu sur l’or de Kouroussa

L’Agence Ecofin annonce la conclusion d’un accord dans le milieu de l’or guinéen : « Hummingbird Resources veut étendre son portefeuille d’actifs aurifères. Après son succès au Mali, la compagnie se positionne pour développer le projet guinéen Kouroussa de Cassidy Gold. Au programme, il est prévu un investissement de 90 millions $ pour une production annuelle de 100 000 onces.

Hummingbird Resources vient de conclure un accord avec le Canadien Cassidy Gold pour racheter le projet aurifère Kouroussa, en Guinée. La compagnie britannique devra initialement payer en contrepartie 10 millions £ (12,7 millions $) en actions, ce qui équivaut à 9,1 % de son capital-actions.

En dehors de cette émission d’actions, Cassidy Gold retiendra une redevance de 2 % sur les ventes d’or de la société, en plus des 200 000 premières onces produites. Cette clause est sujette à un plafonnement à 2,2 millions d’onces de production et de ventes. « L’acquisition en cours de la filiale guinéenne de Cassidy et du projet aurifère Kouroussa marque une évolution importante pour Hummingbird », a commenté le PDG, Dan Betts (photo).

Si cette acquisition doit encore être soumise à un certain nombre d’approbations réglementaires, il faut noter qu’elle fera à court terme de Hummingbird un producteur d’or à plusieurs actifs dans différents pays. La compagnie qui exploite déjà au Mali la mine de Yanfolila veut rééditer cette performance à Kouroussa d’ici 2 ans, avec une production annuelle de 100 000 onces sur une durée de vie initiale de 5 ans. Pour développer le nouveau projet, il faudra un capital de pas moins de 90 millions $. » https://www.agenceecofin.com/or/0806-77301-guinee-le-britannique-hummingbird-resources-jette-son-devolu-sur-l-or-de-kouroussa

https://www.agenceecofin.com/or/0806-77301-guinee-le-britannique-hummingbird-resources-jette-son-devolu-sur-l-or-de-kouroussa

Financial Afrik (Panafricain)

  • Guinée : Conakry Terminal met en service le port sec de Kagbelen

Après le site de Simandou, une autre infrastructure fait l’actualité en Guinée, avec l’article de Financial Afrik sur le nouveau port de Kagbelen : « Conakry Terminal, filiale de Bolloré Ports et opérateur du Terminal à Conteneurs du Port de Conakry, a officiellement mis en service le port sec de Kagbelen situé dans la commune urbaine de Dubréka, à 35 km de la capitale guinéenne.

D’après des informations, l’aménagement et la mise en service de cette plateforme logistique permettront de décongestionner le Port de Conakry et d’absorber la croissance des volumes de véhicules importés.

Bâtie sur une superficie de 30 hectares, cette infrastructure dispose d’un espace aménagé de 5 hectares pour une capacité de stockage de 2 000 véhicules devrait en priorité accueillir les véhicules en transit pour le Mali, ainsi que les véhicules non livrés après dix jours de stationnement sur le Parc du Terminal portuaire.

L’investissement d’un coût global de 1,7 millions d’euros permet à la Guinée de disposer d’une zone sous-douane connectée au système informatique des Douanes constitue un atout pour le renforcement de la compétitivité économique du pays.

« Le développement du port sec de Kagbelen répond au double défi de la gestion optimale des espaces de stockage du terminal à conteneurs et de la célérité des services de livraison des véhicules. En complément des nouveaux portiques de parc que Conakry Terminal vient de mettre en service, ce nouveau port sec permettra l’amélioration des performances et la compétitivité du Port Autonome de Conakry », a déclaré Madame Traoré Tahirou Barry Directrice générale de Conakry Terminal.

Ce port sec doté d’une zone administrative, d’un espace clients, d’un espace de stockage, d’équipements et ouvrages dédiés offre des mêmes facilités de livraison identiques à celles du Terminal portuaire de Conakry. 

Depuis 2011, Conakry Terminal a investi 1 500 milliards de francs guinéens (145 millions d’euros) dans la modernisation des infrastructures et des systèmes d’information, et le renouvellement du matériel de manutention des navires et des conteneurs.

 « La mise en service de ce port sec de Kagbelen est une grande avancée dans la stratégie gouvernementale de déconcentration des formalités administratives et douanières de sortie des marchandises importées au Port de Conakry. Il va permettre une meilleure fluidité des marchandises en vue d’une amélioration de la compétitivité du Port de Conakry » a précisé Aboubacar Sylla, Ministre d’État aux Transports de la Guinée.

Selon le Groupe Bolloré, cet investissement génère plusieurs dizaines d’emplois indirects en Guinée. » https://www.financialafrik.com/2020/06/08/guinee-conakry-terminal-met-en-service-le-port-sec-de-kagbelen/

https://www.financialafrik.com/2020/06/08/guinee-conakry-terminal-met-en-service-le-port-sec-de-kagbelen/

Agence Ecofin (Suisse)

  • La Guinée valide l’offre de SMB-Winning pour la construction d’une voie ferrée et d’un port en eau profonde

L’Agence Ecofin détaille les projets d’infrastructures dont les accords de construction viennent d’être conclus : « Le gouvernement guinéen, réuni en Conseil des ministres le 4 juin, a adopté la convention de base signée le 12 novembre 2019 avec le consortium SMB-Winning pour la construction d’une ligne de chemin de fer à écartement standard (SGR) d’une longueur de 679 km et d’un port en eaux profondes ; ceci en contrepartie de l’attribution des droits miniers sur 369 km² de gisements de minerai de fer – le plus important d’Afrique – des blocs 1 et 2 de Simandou.

La réalisation du « Transguinéen », prévue pour durer 5 ans suivant la ratification de l’accord, sera coordonnée par la Société minière de Boké (SMB), consortium formé par l’armateur singapourien Winning Shipping, le producteur chinois d’aluminium Shandong Weiqiao, le groupe Yantaï Port ainsi que la société guinéenne de transport et logistique United Mining Supply (UMS). L’infrastructure pourrait être construite par China Railways, avec qui la SMB est déjà en partenariat sur d’autres projets. Le doublement de ce chemin de fer, multi-utilisateurs et multi-usagers, est prévu à partir de 2038.

A la livraison du chantier, il traversera quatre régions de la Guinée jusqu’à la presqu’île de Matakang dans la préfecture de Forécariah sur les côtes guinéennes – à quelque 50 km au sud de Conakry – où sera érigé le port en eau profonde d’une capacité finale de 80 millions de tonnes par an (Mtpa). Le gouvernement a insisté sur la nécessité du transport exclusif de la production par le chemin de fer de la mine à la côte guinéenne.

Rappelons que jusqu’ici l’itinéraire le plus rapide de la Guinée vers la mer se fait en traversant le Liberia voisin. Le futur réseau ferroviaire et le port viendront donc donner au pays, une autonomie en ce qui concerne la logistique et le transport, en vue de ses échanges avec l’extérieur, mais aussi pour booster le trafic national. » https://www.agenceecofin.com/mines/0806-77298-la-guinee-valide-l-offre-de-smb-winning-pour-la-construction-dune-voie-ferree-et-d-un-port-en-eau-profonde

https://www.agenceecofin.com/mines/0806-77298-la-guinee-valide-l-offre-de-smb-winning-pour-la-construction-dune-voie-ferree-et-d-un-port-en-eau-profonde

7 juin

BeinSports (Qatar)

  • Can 2025 : Une co-organisation Guinée/Sénégal ?

Selon BeinSports, les propos du président de la fédération sénégalaise de football – qui estime que la Guinée aura du mal à organiser seule la CAN 2025 – a relancé la possibilité d’une co-organisation de la compétition : « L’idée d’une CAN 2025 co-organisée par la Guinée et le Sénégal fait son chemin. Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor (photo), l’avait déjà lancée en janvier dernier. Le dirigeant, qui occupe par ailleurs la vice-présidence de la commission d’organisation de la CAN, est revenu dessus, samedi. « Avec cette CAN à 24, je pense que ce serait judicieux que la Confédération africaine de football indique aux pays qui auront du mal à organiser de voir du côté de leur voisinage la possibilité de faire une co-organisation », a-t-il déclaré dans le cadre d’une intervention sur la plateforme de l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), sous-entendant que le Sénégal, voisin de la Guinée, pourrait décharger cette dernière d’une partie du fardeau.

« Une CAN à 24 est très compliquée à organiser. Et si une grande puissance comme les Etats-Unis d’Amérique s’est associée au Mexique et au Canada pour abriter une Coupe du monde, pourquoi des pays voisins sur le continent ne peuvent pas s’associer pour une CAN à 24 ? », s’interroge Augustin Senghor, persuadé qu’il s’agirait d’une belle opération pour les deux pays ainsi associés. « Je suis sûr qu’une CAN avec deux pays voisins sera une belle fête et les deux pourraient bénéficier de belles infrastructures pour développer leur football au niveau national après la phase finale de la CAN. Si la Guinée accepte la co-organisation, ce sera une excellente chose et ce sera plus léger pour chacun des deux pays. »

Désignée à l’époque où le plateau du tournoi n’était encore que de 16 équipes, la Guinée a-t-elle d’ailleurs les reins assez solides pour accueillir seule une compétition à 24 participants ? La réponse négative ne fait guère de doute du côté de Conakry, mais les décideurs politiques n’y ont pas encore opté clairement pour une co-organisation, déjà appelée de ses vœux par Antonio Souaré, le président de la Fédération guinéenne. « Aujourd’hui, c’est à la Guinée de dire oui ou non si elle est prête ou pas à une co-organisation, reconnaît Augustin Senghor, qui ne se prive pas de rappeler que les autorités sénégalaises sont engagées dans un processus de construction et de réhabilitation d’infrastructures sportives, qui doit permettre à terme au pays de disposer de cinq à six stades modernes. La balle est désormais dans le camp de la Guinée. » https://www.beinsports.com/france/coupe-dafrique-des-nations/news/can-2025-une-co-organisation-guinee-senegal/1480024

https://www.sport365.fr/can-2025-le-senegal-tend-encore-la-main-a-la-guinee-9775613.html

https://www.beinsports.com/france/coupe-dafrique-des-nations/news/can-2025-une-co-organisation-guinee-senegal/1480024
https://www.sport365.fr/can-2025-le-senegal-tend-encore-la-main-a-la-guinee-9775613.html

6 juin

Senego (Sénégal)

  • CAN à 24 équipes : Augustin Senghor insiste pour une co-organisation avec la Guinée

Le président de la fédération sénégalaise de football, dont les propos sont relayés par le site Senego, plaide pour une organisation à deux pays de la CAN 2025 : « Le président de la Fédération sénégalaise de football estime que peu de pays du continent pourraient supporter la Can à 24 équipes. Selon lui, la CAF devrait suggérer aux pays hôtes de solliciter leurs voisins pour une co-organisation. “Avec cette CAN à 24, je pense que ce serait judicieux que la Confédération africaine de football (CAF) indique aux pays qui auront du mal à organiser de voir du côté de leur voisinage la possibilité de faire une co-organisation”.

Pour l’édition de 2025, il laisse le soin à la Guinée de décider si elle veut partager ou pas avec le Sénégal l’organisation. “Aujourd’hui, c’est à la Guinée de dire oui ou non, si elle est prête ou pas à une co-organisation”, a indiqué Mr Senghor. “Je suis sûr qu’une CAN avec deux pays voisins sera une belle fête et les deux pourraient bénéficier de belles infrastructures pour développer leur football au niveau national après la phase finale de la CAN”, assure-t-il. »

5 juin

Jeune Afrique (Panafricain)

  • Simandou : feu vert de la Guinée au contrat à 14 milliards de dollars de SMB-Winning

Jeune Afrique détaille les conditions de l’’accord entre le gouvernement guinéen et l’alliance entre les sociétés SMB (Société Mines de Boké) et Winning Shipping : « Après six mois de discussion, le gouvernement guinéen valide la convention pour l’exploitation des blocs 1 et 2 du mont Simandou par le consortium SMB-Winning. Montant estimé de l’investissement : 14 milliards de dollars.

Le conseil des ministres de la Guinée vient d’adopter la « convention de base » pour l’exploitation des gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 du Mont Simandou par le consortium sino-singapouro-guinéen SMB-Winning. Il autorise, par la même occasion, sa signature qui devrait intervenir au début de la semaine du 8 juin. Annoncé le 13 novembre 2019, l’octroi à SMB-Winning de deux des quatre blocs du plus important gisement de fer du continent, isolé à quelque 800 km à l’Est de Conakry, suscite l’espoir de voir ce projet extractif décoller enfin.

Après plus de deux décennies de tractations infructueuses avec les groupes Rio Tinto et Chinalco – toujours cotitulaires des blocs 3 et 4 de Simandou -, ainsi qu’avec BSGR et le brésilien Vale, anciens partenaires pour l’exploitation des blocs 1 et 2, l’exportation du fer guinéen n’a jamais débuté. Même si des travaux d’exploration ont été menés.

Le conflit autour des accusations de corruption à l’encontre de BSGR, propriété de l’homme d’affaires Franco-israélien Beny Steinmetz, qui a duré une décennie, et s’est soldé en février 2019 par un accord à l’amiable entre le milliardaire et la Guinée, facilité par l’ex-président français Nicolas Sarkozy. Ce qui a permis la réattribution des blocs 1 et 2 à un autre consortium minier.

Cet autre consortium, SMB-Winning, présidé par le Franco-guinéen Fadi Wazni, a su gagner la confiance du gouvernement en mettant en œuvre le plus important projet du pays de la filière bauxite dans la région de Boké. Il a notamment bénéficié des capacités logistiques du singapourien Winning Shipping et du soutien financier du partenaire chinois acheteur de minerais, Shandong Weiqiao.

En présentant la convention de SMB-Winning en conseil des ministres, Abdoulaye Magassouba, le ministre guinéen des Mines, a expliqué que le projet du consortium sino-singapouro-guinéen représentait 14 milliards de dollars d’investissement, dont 6 milliards en fonds propres. Il a déclaré que les revenus directs de l’État liés à ce projet représenteraient 15,5 milliards de dollars étalés sur 25 années d’exploitation.

Une étude de faisabilité doit être présentée à l’État dans un délai de 30 mois et les premiers travaux de construction de la mine doivent commencer six mois plus tard. La première production commerciale est prévue pour démarrer dans un délai de 74 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la convention, soit d’ici à la fin 2026. En décembre 2019, Fadi Wazni indiquait à Jeune Afrique qu’il visait une entrée en exploitation en 2025.

Sur le volet infrastructures du projet, évalué en fin d’année dernière à 5 milliards de dollars sur les 8 milliards d’investissement pour la phase 1, le consortium SMB-Winning s’est engagé à construire un chemin de fer de 679 km reliant la mine à un port en eaux profondes situé à Matakang. Le doublement de la voie ferrée est prévu à partir de 2038. Le chemin de fer sera multi-utilisateur et multi-usagers. Il pourra donc être utilisé par d’autres acteurs miniers, mais aussi pour le transport de passagers et de produits agricoles. Selon la convention, le long des rails, le groupement sino-singapouro-guinéen doit mettre en place un corridor de croissance agricole représentant un investissement de 150 millions de dollars. » https://www.jeuneafrique.com/995129/economie/simandou-feu-vert-de-la-guinee-au-contrat-a-14-milliards-de-dollars-de-smb-winning/

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Financial Afrik (Panafricain)

  • Guinée : SMB Winning tient sa convention de base de 25 ans sur le fer de Simandou

Financial Afrik publie une brève sur l’accord portant sur les infrastructures de Simandou, en Guinée Forestière : « Le gouvernement guinéen a donné son aval ce jeudi 4 juin pour la signature de la convention de base d’une durée de 25 ans pour la valorisation des gisements de minerai de fer des blocs I et II de Simandou. Le consortium SMB-Winning s’engage ainsi à construire un chemin de fer d’une longueur de 679 km reliant la mine à un port en eaux profondes d’une capacité finale de 80 Millions de tonnes par an » https://www.financialafrik.com/2020/06/05/guinee-smb-winning-tient-sa-convention-de-base-de-25-ans-sur-le-fer-de-simandou/

https://www.financialafrik.com/2020/06/05/guinee-smb-winning-tient-sa-convention-de-base-de-25-ans-sur-le-fer-de-simandou/

Intellivoire (Côte d’Ivoire)

  • Simandou: La Guinée a approuvé l’accord du consortium soutenu par la Chine

Intellivoire note le soutien de la Chine au projet de Simandou : « Le gouvernement guinéen a approuvé jeudi un accord de base pour le développement de son projet géant de minerai de fer Simandou par un consortium représentant les intérêts chinois, français et singapouriens, a déclaré le ministre des Mines.

Le consortium – qui comprend la Société Minière de Boké (SMB) et Winning de Singapour ainsi que les intérêts du gouvernement guinéen – a remporté un appel d’offres de 14 milliards de dollars en novembre dernier pour développer les blocs 1 et 2 du plus grand gisement, détenant plus de 2 milliards de tonnes de minerai à haute teneur.

Mardi, son accord de développement « a été approuvé. Nous allons le signer dans les prochains jours », a déclaré le ministre des Mines Abdoulaye Magassouba sans donner plus de détails.

La Guinée a cherché à développer le gisement Simandou pendant des décennies, mais le projet a été embourbé dans des différends juridiques prolongés et les coûts élevés ont freiné les intérêts. Le gouvernement a exigé des soumissionnaires qu’ils construisent un chemin de fer de 650 km et un port en eau profonde pour transporter le minerai du coin éloigné du sud-est de la Guinée jusqu’à la côte pour l’exportation.

Les investisseurs du consortium relativement peu connu comprennent le producteur d’aluminium chinois Shandong Weiqiao (une unité de China Hongqiao) et la société de logistique guinéenne United Mining Supply (UMS), le gouvernement guinéen détenant une participation de 10%.

Yantai Port Group est partenaire du consortium, mais pas actionnaire. » https://intellivoire.net/simandou-la-guinee-a-approuve-laccord-du-consortium-soutenu-par-la-chine/

https://intellivoire.net/simandou-la-guinee-a-approuve-laccord-du-consortium-soutenu-par-la-chine/

DANS LES MEDIAS AFRICAINS

11 juin

Financial Afrik (Panafricain)

  • En Guinée, Alpha Condé : “Je les enterrerai tous…”

Financial Afrik relaye les propos du président Alpha Condé, qui revenait sur son état de santé sur la radio Sabari FM : « Depuis dimanche, la rumeur le donnait mort ou hospitalisé dans un état critique pour cause de coronavirus. Finalement, Alpha Condé, 82 ans révolus, a réagi, mercredi 10 juin 2020, dans une déclaration sans équivoque : “je suis certain que j’enterrerai beaucoup de gens qui souhaitent ma mort”, déclare l’homme fort de Guinée dans un entretien avec radio Sabari FM, écouté par tous les guinéens.

« Moi, je ris, parce que tantôt certains ont dit que j’étais à Moscou, d’autres ont dit que j’étais au Danemark, ou bien qu’il il y avait un avion avec des bérets rouges. Il serait peut-être bien que les gens qui parlent-là, que nous fassions peut-être une marche à pied, de Conakry jusqu’à Matoto. Je crois qu’il y a des gens qui n’arriveront même pas au marché de Yénguéma. Alors, la population peut être rassurée : non seulement je suis en bonne santé, je suis en pleine forme et je continue à faire mon sport ».

En clair, Alpha Condé, emmuré au Palais Sékoutoureya,   aurait adopté la distanciation sociale sur recommandation de ses médecins. Une mise au point qui intervient alors que la Guinée comptait 4 258 cas positifs au coronavirus, 2 942 guérisons et 23 décès. » https://www.financialafrik.com/2020/06/11/en-guinee-alpha-conde-je-les-enterrerai-tous/

https://www.financialafrik.com/2020/06/11/en-guinee-alpha-conde-je-les-enterrerai-tous/

Seneweb (Sénégal)

  • Alpha Condé écrit au président burundais: ‘’ la disparition du président Pierre Nkurunziza laisse un grand vide ‘’

Seneweb commente l’hommage du président Alpha Condé à feu son homologue burundais Pierre Nkurunziza : « Le président Alpha Condé a adressé une correspondance à son homologue du Burundi le président par intérim Pascal Nyabenda, suite à la disparition du président Pierre Nkurunziza, le lundi 8 juin dernier.

Dans cette lettre, le président guinéen dit être profondément consterné suite à ce décès qui pour lui laisse un grand vide au peuple burundais. « Je suis profondément consterné par la triste nouvelle du décès de Son Excellence Monsieur Pierre Nkurunziza, président de la République de Burundi, survenu le lundi 8 juin à l’âge de 55 ans », a-t-il noté dans sa correspondance.

Selon Alpha Condé, « le président Pierre Nkurunziza était un éminent homme d’Etat et dirigeant avisé. Sa disparition laisse un grand vide dans l’arène politique burundaise et en cette douloureuse circonstance, au nom du peuple et du gouvernement guinéen ainsi qu’à son nom propre, je présente mes sincères condoléances au président burundais par intérim, au peuple frère du Burundi et particulièrement à la famille éplorée », a adressé le président guinéen.

L’ex-président burundais, qui avait renoncé à se représenter après quinze ans au pouvoir, est mort à l’âge de 55 ans, probablement du coronavirus, alors qu’il avait nié la possibilité d’une épidémie dans le pays. Depuis 2005, il avait imposé un règne de la terreur. » https://www.seneweb.com/news/Afrique/alpha-conde-ecrit-au-president-burundais_n_320409.html

https://www.seneweb.com/news/Afrique/alpha-conde-ecrit-au-president-burundais_n_320409.html

10 juin

Vanguard (Nigéria)

  • Guinea’s president, 82, denies rumours that his health is failing ON JUNE 10, 2020

Vanguard et le Punch se penchent sur les rumeurs entourant la santé du président Alpha Condé : “Guinea’s President, Alpha Conde, on Wednesday, declared he was fit and well and would “bury” many of his enemies as rumours persisted that his health was deteriorating. Conde, 82, said in an interview with Sabari FM radio that he was making fewer public appearances and had stopped receiving visitors on the advice of his doctors, due to the coronavirus pandemic.

Rumours had been circulating widely this week that Conde, one of Africa’s oldest leaders, was being hospitalised. Conde made the comments after Burundian President Pierre Nkurunziza suddenly died on Monday at the age of 55, sparking suspicions on the country’s social media of death from poisoning or COVID-19. “I assure the Guinean people that I am as fit as a fiddle and I am sure I will bury many people who wish me dead,” Conde said, adding that he would continue to “do sport”. The impoverished West African country has struggled to curb coronavirus despite enacting travel restrictions and a curfew. More than 4,200 cases have been recorded, including 23 deaths.

Some senior figures are among the fatalities, including government’s secretary general Sekou Kourouma, a close ally to the president. Conde, elected in 2010 and re-elected in 2015, blamed the rumours on his opponents and their “political negligence”. Anger at Conde over suspected plans to run for a third term at the end of the year has sparked protests in which dozens have died. Conde has been evasive for months about his intentions, without denying his possible candidacy. “Right now, I’m working on defeating (coronavirus),” he said on Wednesday. “Each party will decide on its candidate and I will follow my party’s decision” for the presidential election, he said.https://www.vanguardngr.com/2020/06/guineas-president-82-denies-rumours-that-his-health-is-failing/

DakarPoste (Sénégal)

  • Guinée Conakry : Les États-Unis annoncent la mort de leur Ambassadeur des suites d’une crise cardiaque

La brève de Dakarposte après le décès de l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée : « Simon Henshaw, l’Ambassadeur des États-Unis à Conakry est mort. Il a été victime d’une crise cardiaque cet après-midi. L’Ambassade US en Guinée l’a annoncé ce soir. « La communauté de l’ambassade des États-Unis à Conakry a le regret d’annoncer que l’ambassadeur Simon Henshaw est décédé ce soir chez lui. Nous sommes profondément attristés et exprimons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses collègues », a réagi le service diplomatique. Le défunt était diplomate depuis 1985. » https://www.dakarposte.com/Guinee-Conakry-Les-Etats-Unis-annoncent-la-mort-de-leur-Ambassadeur-des-suites-d-une-crise-cardiaque_a40819.html

https://www.dakarposte.com/Guinee-Conakry-Les-Etats-Unis-annoncent-la-mort-de-leur-Ambassadeur-des-suites-d-une-crise-cardiaque_a40819.html

Koaci (Côte d’Ivoire)

  • Guinea president refutes reports on failing health

Dans Koaci, le président Alpha Condé impute les rumeurs sur son état de santé à l’opposition politique : “Le chef de l’Etat guinéen Alpha Condé a tenu à rassurer sur son état de santé alors que des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux le donnaient malade ou victime d’une crise cardiaque. « Je rassure le peuple guinéen : je me porte comme un charme et je suis certain que j’enterrerai beaucoup de gens qui souhaitent ma mort”, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la radio Sabari FM assurant qu’il continuait à faire du sport.

Le Président a justifié ses rares apparitions publiques par les préconisations de ses médecins. Ils lui recommandent de ne pas recevoir de visiteurs à cause de la pandémie de coronavirus qui sévit aussi dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest.

Cette semaine, des rumeurs faisaient état d’une hospitalisation de M. Condé, qui est l’un des dirigeants africains les plus âgés avec ses 82 bougies.

Alpha Condé, élu en 2010 et réélu en 2015, a imputé les rumeurs à ses adversaires et à leur “incurie politique”.» https://www.koaci.com/article/2020/06/10/guinee/politique/guinee-face-aux-rumeurs-dinternet-alpha-conde-ironise-je-me-porte-comme-un-charme-et-jenterrerai-beaucoup-de-gens-qui-souhaitent-ma-mort_142184.html

https://www.koaci.com/article/2020/06/10/guinee/politique/guinee-face-aux-rumeurs-dinternet-alpha-conde-ironise-je-me-porte-comme-un-charme-et-jenterrerai-beaucoup-de-gens-qui-souhaitent-ma-mort_142184.html

8 juin

Bénin Web TV (Bénin)

  • Guinée: un ministre d’Alpha Condé atteint du coronavirus

Bénin Web TV relaye la nouvelle de la contamination du ministre guinéen de la santé au coronavirus : « ‘’Chers concitoyens, je suis au regret de vous annoncer que mon récent test me confirme positif à la Covid-19’’, a écrit le patron de la santé dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux. La contamination du ministre survient dans un contexte difficile en raison de l’accélération de la virulente propagation du virus, à travers les différentes régions du pays.

Depuis l’organisation du double scrutin en mars dernier, la courbe épidémiologique de la Guinée a connu une nette accélération. Le président de la commission nationale électorale indépendante, Amadou Salif Kébé, et le secrétaire général du gouvernement ont été emportés par le virus. A la date de ce lundi, le pays compte plus de 4 000 contaminations avec un nombre de décès relativement bas. »

https://beninwebtv.com/2020/06/guinee-un-ministre-dalpha-conde-atteint-du-coronavirus/

7 juin

Seneweb (Sénégal)

  • Covid-19/Guinée : Le ministre de la Santé testé positif (Officiel)

Seneweb commente la progression du Covid en Guinée, avec un ministre récemment touché par la maladie : « Le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah, dit être testé positif au nouveau coronavirus (Covid-19). Il en a fait l’annonce, ce dimanche après-midi, via sa page Facebook, selon le site de Guineenews.org. « Il est à noter que notre fonction nous place en 1ere ligne du dispositif de lutte contre cette pandémie. Ainsi nous et nos équipes, bien que respectant scrupuleusement les gestes barrières restons toujours exposés », a-t-il souligné.

Et d’ajouter : « C’est le lieu pour moi de vous rappeler à toutes et à tous, la nécessité de vous protéger et de protéger votre entourage, en respectant scrupuleusement les gestes barrières ».

Ainsi, Rémy Lamah est le quatrième ministre du gouvernement Kassory à être testé positif à la Covid-19, après Mouctar Diallo, Moustapha Naité et Damantang Albert Camara.

A rappeler que le pays de Alpha Condé a franchi la barre de 4 000 cas positifs à la Covid-19, dont près de 2000 guéris, selon toujours le site guinéen. » https://seneweb.com/news/Sante/covid-19-guinee-le-ministre-de-la-sante-_n_320017.html

https://seneweb.com/news/Sante/covid-19-guinee-le-ministre-de-la-sante-_n_320017.html

5 juin

Jeune Afrique (Panafricain)

  • Guinée – Alpha Condé : « Pourquoi la question d’un troisième mandat ne se pose-t-elle que lorsqu’il s’agit de moi ? »

Jeune Afrique publie une interview du président Alpha Condé qui revient sur sa gestion de la crise du coronavirus : « Crise sanitaire et conséquences économiques, scrutins de mars et d’octobre, Constitution… Le président guinéen a donné à Jeune Afrique son opinion sur les sujets brûlants de l’actualité de son pays.

À moins de six mois d’une élection présidentielle à laquelle rares sont ceux qui doutent encore de sa candidature, Alpha Condé combat le coronavirus comme il avait combattu Ebola : heure par heure, le nez dans le guidon, jonglant entre appels incessants et messages répétés sur ses quatre ou cinq smartphones, jusqu’au cœur de la nuit.

Officiellement, ce président étonnamment alerte pour ses 82 ans ne fait que cela : gérer la crise sanitaire et économique dans un pays de 13 millions d’habitants brusquement stoppé en pleine phase de décollage par un virus importé. En réalité, cet ancien opposant couturé par tant de batailles a trop de politique dans le sang pour ne pas penser aussi, avec une même ardeur, aux échéances électorales à venir.

Voudrait-il s’en détacher que l’opposition guinéenne, vent debout contre son projet supposé de troisième mandat, ne lui en laisserait pas le loisir. Même si Alpha Condé a réussi à passer au forceps la première épreuve, le référendum du 22 mars instaurant une nouvelle Constitution, il est clair que ses adversaires regroupés au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) n’entendent pas le voir se présenter en octobre. Il suffit pour s’en convaincre de lire ou d’écouter la surenchère sémantique du principal leader du FNDC, Cellou Dalein Diallo, dénonçant sur sa page Facebook « la main meurtrière » du chef de l’État, dont seul le départ permettra selon lui de « mettre un terme au carnage » (sic).

Surenchère verbale certes. Mais quand on sait qu’en Guinée toute manifestation est synonyme de violences, trop souvent de morts, et qu’aucune prémices d’apaisement ne sont en vue tant les protagonistes semblent irréconciliables, les mois à venir risquent d’être tendus. Dans cet entretien recueilli par visioconférence, Alpha Condé se veut à la fois serein et combatif. Nul doute qu’il aura besoin de cette bipolarité pour mener ce qui pourrait être sa dernière bataille.

  • Jeune Afrique : La Guinée a dû faire face, entre 2013 et 2015, à l’épidémie d’Ebola, qui a fait plus de 2 000 victimes. Cette expérience vous sert-elle pour combattre la pandémie du coronavirus ?

Alpha Condé : C’est évident. D’abord parce qu’Ebola nous a obligés à multiplier par deux les fonds consacrés au secteur de la santé. Aujourd’hui, toutes les sous-préfectures disposent d’un centre de soins amélioré. Ensuite parce qu’au contact de cette maladie nos médecins ont acquis de précieuses compétences qui ont fait d’eux des spécialistes dont le savoir-faire est désormais requis ailleurs, notamment en RDC. Et les Guinéens en général l’ont aussi compris : depuis Ebola, ils savent que se désinfecter les mains est un geste capital, nul besoin de le leur répéter.

Cette expérience nous a appris à réagir vite. Dès l’apparition des premiers cas de coronavirus importés de Belgique puis de France, l’état d’urgence sanitaire, un couvre-feu nocturne et toute une série de mesures de prévention ont été décrétés. Si le nombre de cas dépistés est élevé en Guinée, c’est parce que nous multiplions les tests à l’échelon communautaire, famille par famille.

Nous exigeons aussi le port du masque : j’en ai fait moi-même fabriquer 1 million et demi, distribués gratuitement. Le résultat est que la Guinée peut se prévaloir d’un taux de létalité particulièrement bas et d’un taux de guérison en hausse constante, tout en maintenant autant que faire se peut l’activité économique. Conscients du fait que beaucoup de Guinéens vivent au jour le jour, nous n’avons pas instauré de confinement mais imposé un cordon sanitaire autour de la capitale. Pour sortir de Conakry, il faut avoir été testé négatif.

  • Croyez-vous en l’existence de « réponses africaines » à la maladie, à l’instar du Covid-Organics malgache ?

Une chose paraît sûre : la jeunesse de notre population, la longue présence du paludisme et d’autres maladies, ainsi que les conditions liées au climat font que l’Africain semble mieux résister au choc viral.

Pour ce qui est des remèdes, je n’exclus rien, ni la médecine dite moderne, ni la médecine traditionnelle basée sur les plantes dont nos guérisseurs connaissent les secrets. Je félicite le président Rajoelina pour son courage, et je crois aux vertus de l’Artemisia. Si ce produit avait été inventé en Europe ou en Amérique, il n’y aurait pas autant de polémiques.

  • Si la pandémie n’est pas éradiquée en Guinée, l’élection présidentielle d’octobre sera-t-elle reportée ?

Je ne peux pas répondre à cette question pour l’instant, d’autant que je ne suis pas décisionnaire en la matière. Cela revient à la Commission électorale nationale indépendante [Céni]. Ce qui m’intéresse pour le moment, ce n’est pas l’élection, mais comment faire en sorte que l’économie guinéenne ne s’effondre pas.

  • Le double scrutin du 22 mars – référendum constitutionnel et législatives – a été boycotté non seulement par l’opposition regroupée au sein du FNDC, mais aussi par les observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie [OIF], de l’Union africaine [UA] et de la Cédéao. Comment en est-on arrivé là ?

Prenons les choses dans l’ordre. Alors que nous avions fixé ensemble la date des législatives au sein de la Céni paritaire, l’opposition a décidé de les boycotter pour une raison simple : sa stratégie était de faire exploser la Guinée en jouant sur la concomitance avec le référendum. Elle a échoué.

Pour ce qui est des observateurs, je vous ferai remarquer que c’est moi qui ai demandé à ceux de l’UA et de la Cédéao de venir. Et ils sont venus à Conakry. L’UA en a dépêché une trentaine, et la délégation de la Cédéao était dirigée par l’ancien président nigérien Salou Djibo, accompagné du commissaire aux affaires politiques, le général Francis Behanzin. Brusquement, ils ont été rappelés et se sont donc retirés, sans qu’on nous en donne les raisons.

  • Et ceux de la Francophonie ?

Nous avons travaillé avec l’OIF sur le fichier électoral en 2018. Elle a fait des recommandations que nous avons suivies, et ses experts ont reconnu que le logiciel dont s’est dotée la Céni était extrêmement performant, du jamais-vu en Afrique. Mais il n’a jamais été question que l’OIF nous envoie des observateurs. Elle était là pour un accompagnement.

  • Le nœud du problème, c’était ce fameux stock de quelque 2,4 millions d’électeurs douteux inscrits sur les listes…

Je vous arrête : il ne s’agissait pas d’électeurs douteux ou fictifs, mais d’électeurs réels qui avaient voté en 2013 et en 2015 et à qui il manquait, pour une partie d’entre eux, la carte d’identité biométrique, qui n’était pas exigée lors des précédents scrutins, et, pour d’autres, la photo ou l’empreinte digitale. Je vais vous faire une confidence : le secrétaire général de la présidence, Kiridi Bangoura, et mon directeur de cabinet, Khalil Kaba, étaient dans ce cas. Ce ne sont pourtant pas des électeurs fictifs ! Cela dit, conscients du problème, nous avons reporté les élections de trois semaines et retiré ces 2,4 millions d’électeurs des listes. C’est à ce moment-là que les observateurs de l’UA et de la Cédéao, que nous avions fait venir par esprit panafricaniste, ont été rappelés sans préavis ni explication.

  • En voulez-vous au président en exercice de la Cédéao, le Nigérien Mahamadou Issoufou ?

Je ne ferai aucun commentaire. L’Histoire jugera.

  • Vous dites que l’opposition, particulièrement le FNDC, voulait faire exploser la Guinée. C’est une accusation grave !

Oui, mais fondée. Ces gens étaient clairement dans une démarche insurrectionnelle de prise du pouvoir par la force. Leurs leaders l’ont dit dès avant le 22 mars : nous manifesterons lundi, mardi, mercredi, et jeudi nous serons au palais. L’un d’entre eux a même parlé de la nécessité d’une transition militaire, ce qui a donné des idées à un officier inconscient qui a entraîné une dizaine d’hommes dans un projet de coup d’État voué à l’échec. C’était oublier un peu vite que la Guinée d’aujourd’hui n’est plus la Guinée d’hier.

Le FNDC a envoyé ses nervis attaquer des bâtiments publics, verser de l’huile sur les routes, manifester avec des machettes, des frondes et des fusils de chasse. Une tentative d’attentat au véhicule piégé contre une station d’essence a été déjouée in extremis à Conakry. Dans la bouche des dirigeants du FNDC, il n’était question que de renverser le pouvoir et de rendre le pays ingouvernable.

Quand Cellou Dalein Diallo dit à ses jeunes militants : « Êtes-vous prêts à mourir ? » cela veut dire quoi ? La Guinée n’a jamais connu de guerre civile, et elle n’en connaîtra pas. J’ai moi-même été opposant pendant quarante-deux ans et, lorsque des militaires sont venus me voir après les élections de 1993 pour me proposer de me porter au pouvoir par la force, je leur ai répondu que je ne faisais pas de la politique pour gouverner des cimetières. Jamais je n’ai eu recours à la violence. Je suis profondément démocrate, mais mes adversaires ont une mentalité de putschistes.

  • L’opposition et des ONG de défense des droits de l’homme imputent aux forces de l’ordre la responsabilité des morts qui ont endeuillé le scrutin. Qu’avez-vous à répondre ?

Je ne dis pas que les forces de l’ordre n’ont aucune responsabilité. Il peut évidemment y avoir des bavures. Certains agents ont été arrêtés, et nous continuons les enquêtes. Mais il est difficile de prendre au sérieux des rapports d’ONG qui ont enquêté de façon unilatérale sans nous interroger et sans tenir le moindre compte du contexte de violence que je viens d’évoquer. C’est un peu comme si, lors de la crise des « gilets jaunes » en France, on n’avait enquêté que sur la police et pas sur les casseurs ou les black blocs – lesquels ont leurs équivalents guinéens : les « sections cailloux » du FNDC.

Ma première décision, quand je suis arrivé au pouvoir, a été de réformer l’armée et la police dans un sens républicain. Le chantier était colossal, mais les progrès accomplis sur la voie du maintien démocratique de l’ordre sont palpables : plus aucun militaire ne sort de son camp avec une arme, et la police a interdiction de tirer à balles réelles lors des manifestations.

  • Quand on constate que l’importante région du Fouta, qui est le fief du parti de Cellou Dalein Diallo, n’a pratiquement pas voté le 22 mars, n’y a-t-il pas lieu de redouter une dérive intercommunautaire en Guinée ?

D’abord je vous rappelle que les deux scrutins ont eu lieu au niveau national, malgré les sabotages et les intimidations, avec un taux de participation honorable d’environ 58 % pour chacun d’eux.

C’est exact, on a beaucoup moins voté dans le Fouta que dans les trois autres régions, et ce pour une raison évidente : l’UFDG [Union des forces démocratiques de Guinée] de Cellou y a multiplié les menaces envers ceux qui n’étaient pas de son camp, allant jusqu’à attaquer des bâtiments de l’État et à incendier la maison du candidat de mon parti, à Labé. Plutôt que d’aller à l’affrontement, ce que souhaitaient nos adversaires, nous avons donc décidé de fermer des bureaux de vote.

Faut-il pour autant conclure à une dérive intercommunautaire ? Non. Les Guinéens ont dépassé ce stade. Ils savent faire la différence entre les deux catégories d’hommes politiques. D’un côté les hommes d’État, dotés d’un programme crédible, qui s’adressent à l’intelligence et aux facultés de raisonnement. De l’autre les politiciens démagogues, qui s’adressent au subjectif, c’est-à-dire à l’ethnie et à la religion.

  • Un dialogue est-il encore possible avant l’élection présidentielle avec une opposition qui, de facto, ne reconnaît plus votre légitimité ?

Partout, la démocratie, c’est la voix du peuple. Le peuple s’est exprimé. La Cour constitutionnelle a statué. La question de la légitimité ne se pose donc absolument pas. Cela étant dit, j’ai toujours été ouvert au dialogue et je souhaite qu’une discussion franche s’instaure afin que l’élection à venir soit inclusive.

Mais pour dialoguer il faut être deux, or je constate que si cette opposition a refusé d’aller aux élections le 22 mars, c’est parce qu’elle était convaincue que le pouvoir serait renversé. D’un côté, il y a une logique démocratique, de l’autre une logique putschiste.

Néanmoins, je suis prêt à débattre – de ma gestion, bien sûr, mais aussi de celle de ces anciens Premiers ministres du régime militaire qui dirigent aujourd’hui le FNDC. Beaucoup de jeunes ne se souviennent pas de ce qu’ils ont fait ni dans quelle situation désastreuse se trouvait la Guinée en 2010. Beaucoup ne savent pas qu’un certain Cellou Dalein Diallo était, en 2001, l’un des principaux zélateurs d’un projet de réforme de la Constitution octroyant au président de l’époque un septennat renouvelable à vie. Tout cela doit être mis sur la table, non pas afin d’éliminer tel ou tel candidat, mais pour que chacun assume ses responsabilités.

  • Votre projet de référendum était tout de même clivant. Pourquoi l’avoir maintenu ?

Parce que c’était devenu indispensable. Nous vivions depuis dix ans avec une Loi fondamentale promulguée dans l’urgence après les accords de Ouagadougou et adoptée sans référendum par une Assemblée non élue. On ne peut pas vouloir être un État de droit et accepter ce genre d’anomalie. La Constitution que nous venons d’adopter est une avancée historique. Elle instaure la parité de genre, interdit les mutilations génitales et les mariages précoces, abolit la peine de mort, abaisse l’âge de l’éligibilité, protège l’environnement, consacre 15 % des ressources minières aux collectivités territoriales, etc. Je pense que c’est l’une des meilleures d’Afrique.

  • Cette Constitution vous donne le droit d’être à nouveau candidat pour un troisième mandat, et c’est d’ailleurs pour cela que l’opposition la rejette. Le serez-vous ?

Pourquoi poser cette question quand il s’agit de la Guinée et ne pas la poser dans d’autres pays où les chefs d’État peuvent être réélus indéfiniment ? Donc, quand il s’agit d’Alpha Condé, le traitement devrait être particulier ? Donc certains présidents seraient autorisés à modifier la Constitution et à se présenter trois, quatre, six fois, et pas celui de la Guinée ? Cette forme de géométrie variable qui prétend se substituer à la volonté populaire n’est pas acceptable.

  • Vous n’avez pas répondu à ma question…

Mon opinion sur une éventuelle candidature importe peu. C’est le Rassemblement du peuple de Guinée, ou plus exactement la mouvance RPG–Arc-en-Ciel, dans laquelle siègent d’anciens leaders de l’opposition, comme les ministres Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo, qui décidera le moment venu de l’identité de son candidat.

  • Au lendemain du double scrutin du 22 mars, le ministère français des Affaires étrangères a évoqué le caractère « non inclusif » de ces élections, ainsi que le rôle « excédant la simple sécurisation du processus » joué par les forces de l’ordre. Y a-t-il une crise de confiance entre Paris et Conakry ?

Ce type de communiqué démontre une évidente méconnaissance de la situation. Je n’y prête guère d’attention. Je connais bien la France. J’y ai suivi mes études, j’y ai enseigné, j’y ai des relations dans tous les milieux politiques. J’ai aussi de très bons rapports avec le président Macron, que j’ai été le seul chef d’État africain à recevoir alors qu’il était en campagne électorale. Et je me félicite que l’intervention de l’AFD [Agence française de développement] en Guinée, qui était de l’ordre de 8 à 10 millions d’euros par an avant mon accession au pouvoir, ait régulièrement augmenté depuis, pour atteindre 140 millions d’euros en 2019.

Nos relations avec la France doivent être basées sur le respect mutuel que se vouent des partenaires majeurs. Chacun doit respecter la souveraineté de l’autre. Lorsque j’ai expliqué lors d’un discours tenu à Abidjan qu’il fallait « couper le cordon ombilical », c’est à cela que je faisais allusion.

  • Lors de la dernière crise électorale en Guinée-Bissau, vous n’étiez pas sur la même longueur d’onde que le président sénégalais Macky Sall. Ce différend est-il résorbé ?

Je considère Macky Sall comme un jeune frère. Le fait que nous soyons amis n’empêche pas que nous ayons parfois des divergences d’analyse, comme à propos de la Guinée-Bissau, où j’étais le médiateur de la Cédéao. Mais je n’ai aucun problème avec lui. À preuve, tout le monde sait le rôle que j’ai joué auprès de l’ancien président Wade, que j’ai fait venir à Conakry, afin que l’élection présidentielle sénégalaise de 2019 se passe bien.

  • Il y a tout un débat autour de l’eco, la future monnaie unique d’Afrique de l’Ouest, entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Au-delà de la querelle de leadership régional, où vous situez-vous ?

Il ne devrait pas y avoir débat. Cette monnaie sera celle des quinze États de l’espace Cédéao, ainsi que nous l’avons décidé lors du dernier sommet de la Cédéao. Elle sera une monnaie basée sur un panier de devises et pas uniquement sur l’euro. Telle est notre position. La Guinée n’a jamais fait partie de la zone-franc, elle dispose de sa propre monnaie, mais, en tant que panafricains, nous sommes prêts à nous fondre dans un ensemble plus vaste. Je crois en l’eco, tout comme je rêve qu’un jour l’ensemble de l’Afrique ait une monnaie unique.

  • Un récent rapport du FMI prédit que si la pandémie du coronavirus s’arrête avant la fin de 2020, la Guinée fera partie des cinq pays du continent qui résisteront le mieux en 2021, avec un taux de croissance de 5,6 %. Cela a dû vous rassurer…

Je n’ai jamais perdu confiance. Depuis dix ans et malgré Ebola, notre taux de croissance moyen avoisine les 6 %. La Guinée possède des richesses minières, agricoles et énergétiques considérables, trop longtemps inexploitées ou trop souvent gaspillées par cupidité et incompétence. En 2010, le taux d’inflation était de 21 %, le déficit budgétaire de 12 % et la Banque centrale n’avait pas de quoi couvrir trois semaines d’importations. En 2010, la Guinée produisait 13 millions de tonnes de bauxite par an.

Aujourd’hui, elle en produit 100 millions. Idem pour le fer : l’appel d’offres pour l’exploitation de Simandou 1 et 2, qui en recèle la plus importante réserve au monde et le minerai le plus riche, a été lancé avec succès. Lorsque je suis arrivé, l’économie de ce pays, c’est à la petite cuillère que j’ai dû la ramasser, comme tout le reste d’ailleurs. À moins d’être d’une totale mauvaise foi, qui oserait dire que la Guinée n’a pas changé en dix ans ?

  • Et vous-même, avez-vous changé ? On vous reproche parfois votre tendance au micro­management, votre accessibilité aussi, laquelle n’est pas sans risques : certains peuvent en profiter pour vous influencer…

Je ne suis pas quelqu’un à qui on peut venir raconter n’importe quoi, et vous ne verrez pas un seul membre de ma famille se mêler de politique. Je sais vérifier et je ne suis pas influençable, les Guinéens le savent. Pour le reste, j’ai toujours été un militant, et le fait d’être devenu le chef de l’État n’a rien changé à ma façon de vivre. Si vous me coupez les veines et que vous coupez celles d’un paysan, c’est le même sang qui coulera.

En tant que président, j’estime que je dois m’intéresser à tous les dossiers, et cette attention de tous les instants me semble indispensable aujourd’hui, tout comme elle a été précieuse à l’époque de l’épidémie d’Ebola. Alors va pour micro-management si vous voulez. Après tout, dans « micro-management », il y a « management ». C’est ce mot que je retiens. » https://www.jeuneafrique.com/mag/989347/politique/guinee-alpha-conde-pourquoi-la-question-dun-troisieme-mandat-ne-se-pose-t-elle-que-lorsquil-sagit-de-moi/

https://www.jeuneafrique.com/mag/989347/politique/guinee-alpha-conde-pourquoi-la-question-dun-troisieme-mandat-ne-se-pose-t-elle-que-lorsquil-sagit-de-moi/