Les plus grandes réserves mondiales de bauxite

La Guinée dispose d’un potentiel minier considérable, une concentration de ressources minérales reconnue comme l’une des plus importantes au monde : le sous-sol guinéen abrite 25 milliards de tonnes de bauxite – minerai à partir duquel on fabrique l’aluminium – soit plus du tiers des réserves mondiales.

Le sous-sol guinéen recèle également les plus importantes réserves de minerai à haute teneur en fer du continent. Les ressources en fer sont particulièrement présentes sur le site de Simandou, en Guinée-Forestière. Son exploitation, freinée pendant plusieurs années pour des raisons judiciaires, est en cours de reprise. 

De plus, des gisements en or (plusieurs milliers de tonnes), diamant ainsi que des indices importants d’uranium, de graphite, de cuivre et de pétrole contribuent à faire du sous-sol guinéen l’un des plus riches du monde. 

 

Le secteur minier a donc été placé au cœur d’un vaste et profond processus de réforme visant à renforcer son impact sur l’économie nationale, et plus généralement sur le développement socio-économique du pays.


La production nationale de bauxite devrait atteindre au moins 48 millions de tonnes en 2018, contre 19 millions en 2013, selon le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba. De quoi permettre à la Guinée de détrôner le Brésil (32 millions de t/an) pour se hisser au rang de troisième producteur mondial, derrière la Chine (65 à 70 millions de t/an) et l’Australie (80 à 85 millions de t/an).  À elle seule, la Société minière de Boké (SMB), entrée en exploitation en 2015, a vu sa production est passer 12 millions en 2016 à 31 millions de tonnes en 2017 et 36 millions en 2018.

Les perspectives dans ce secteur incluent les efforts pour la relance des projets miniers retardés, suspendus ou reportés par la survenance du virus Ebola. En outre, les actions suivantes vont être finalisées : 

  • L’adoption et publication des textes d’application du Code minier ; 
  • La mise en place du guichet unique minier ; 
  • Le renforcement des capacités de contrôle et de régulation de l’activité minière ; 
  • L’adoption et la publication du décret portant application des dispositions du Processus de Kimberley, portant sur le commerce de pierres précieuses ; 
  • La mise en œuvre effective du nouveau mécanisme de remboursement des crédits TVA dans le domaine minier.