(PNDES)

Vision 2040 : pour un développement inclusif du territoire

La Vision Guinée 2040 oriente la politique pour les grands projets de la Guinée. Son document stratégique de mise en œuvre, le Plan National de Développement Economique et Social, viendra à échéance en 2020.

Retour sur les objectifs principaux et premiers résultats.

Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016 – 2020 : traduire la « Vision Guinée 2040 » en actions concrètes

Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) est l’outil d’opérationnalisation de la « Vision Guinée 2040 » pour la période 2016 – 2020. Fruit d’un processus consultatif incluant la Primature, les ministères, le secteur privé, la société civile, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers, il est composé de quatre sections structurantes :

  • Une analyse de la dynamique du développement de la Guinée de long terme,
  • Un cadre stratégique 2016-2020,
  • Un cadre de mise en œuvre,
  • Une série d’indicateurs de suivi et d’évaluation,

Ce plan s’inscrit ainsi dans une perspective de long terme et intervient dans le prolongement logique du PNDES 2011 – 2015. Le PNDES 2016 – 2020 est par ailleurs parfaitement aligné avec les initiatives régionales et mondiales, notamment la vision 2063 de l’Union Africaine, l’agenda 2020 de la CEDEAO et la vision 2030 de Développement Durable des Nations Unies.

Les grands axes du PNDES 2016 – 2020 concernent la promotion d’une bonne gouvernance au service du développement durable, la transformation économique durable et inclusive, le développement inclusif du capital humain et la gestion durable du capital naturel.

Les secteurs agricoles, miniers, énergétiques et des services, au potentiel de croissance les plus importants, bénéficient d’un accompagnement renforcé. La politique agro-sylvo-pastorale et halieutique repose sur l’amélioration de la productivité et le développement de la chaîne de valeurs des filières prioritaires d’exportation. En matière énergétique, les efforts se sont concentrés sur la production d’énergie hydraulique, à large potentiel pour le « château d’eau d’Afrique de l’Ouest ».

La mise en œuvre des préconisations énoncées dans le PNDES s’est traduite par un Programme National d’Investissements (PNI) pour les séquencer et les intégrer dans un calendrier de réalisation Elle a également permis d’évaluer le besoin de financement grâce à un jeu d’arbitrage entre les données macro-économiques du pays et les ambitions présentées dans le plan directeur.

À ce jour, le PNI comporte 675 projets et programmes, répartis en trois lots, dont un portefeuille de 267 projets actifs, un portefeuille de 172 projets phares, dont 52 sont à maturité élevée et d’un portefeuille de 236 projets de réserve.

Répartition par pilier et par domaine du PNDES des projets intégrés au PNI

  • Pilier 1 : Promotion d’une bonne gouvernance au service du DD (130 projets)
  • Efficacité de l’Etat
  • Gouvernance politique et sociale
  • Gouvernance économique et environnementale
  • Pilier 2 : Transformation économique durable et inclusive (308 projets)
  • Infrastructures économiques, innovation et recherche
  • Agriculture et sécurité alimentaire et nutritionnelle
  • Commerce, tourisme, hôtellerie, artisanat et culture
  • Industrie extractive et manufacturière
  • Pilier 3 : Développement inclusif du capital humain (199 projets)
  • Education et formation
  • Cadre de vie domestique
  • Epanouissement des couches vulnérables
  • Santé et VIH/SIDA
  • Emploi des couches vulnérables
  • Protection sociale
  • Pilier 4 : Gestion durable du capital naturel (38 projets)
  • Gestion durable des écosystèmes
  • Changements climatiques
  • Qualité du cadre de vie
  • Gestion des catastrophes

Le suivi des indicateurs de résultats PNDES 2016 – 2020

À date, 8 milliards de dollars (US) ont été mobilisés sur les trois premières années de mise en œuvre du PNDES (2016 – 2019) soit l’intégralité du besoin de financement identifié sur la période. Les financements mobilisés proviennent des fonds publics guinéens, des bailleurs de fonds internationaux (la Banque Mondiale, l’Union Européenne, etc.) et des investissements directs étrangers (IDE).

Pour mesurer l’état d’avancée du PNDES, une série d’indicateurs a été prévue. Ces derniers évaluent deux types de résultats attendus : amélioration du bien-être des populations et transformation économique sur la période.

  1. Objectif d’amélioration du bien-être

L’évolution des indices de développement humain, indice de pauvreté mais aussi de reboisement permettent d’évaluer la progression du « bien-être » des populations guinéennes.

  • Réduction de l’indice de pauvreté
  • Accroissement de l’indice de développement humain (IDH) de la Guinée
  • Accroissement du couvert du pays

 

Indicateurs

Valeurs

Base
(année de référence)

Cible (2020)

Réalisations à date (préciser année)

Indice de
développement humain

0,414 (2015)

0,482

0,459 (2017)

Indice de pauvreté

55,2% (2012)

45,0%

38,4 % (2017)

Indice de reboisement

25,9%

28%

N/A

  1. Résultat à date pour l’objectif de transformation économique (à compléter)

L’évolution de la croissance du secteur primaire, de la part de l’industrie manufacturière dans le PIB, de la part des produits manufacturiers dans les exportations permettra d’évaluer la progression du de l’activité économique guinéenne.

  • Accélération de la croissance du secteur primaire
  • Accroitre la part de l’industrie manufacturière dans le PIB
  • Accroissement de la part des produits manufacturiers dans les exportations

 

Indicateurs

Valeurs

Base
(année de référence)

Cible (2020)

Réalisations à date (préciser année)

% de croissance du secteur primaire

4% (2015)

8,1%

5,7 (2018)

Source

% de la part de l’industrie manufacturière dans le PIB

8,3% (2015)

45,0%

37% (2017)

% de la part des produits manufacturiers dans les exportations

7,5% (2013)

12,5%

À renseigner


Le PNDES 2016-2020 s’est inscrit dans le prolongement logique du plan 2011 – 2015

La rédaction du PNDES 2011 – 2015 avait été un tournant majeur dans la démarche de planification stratégique de la Guinée. Sa conception dans une approche « transversale » intégrait à la fois les enjeux de développement économique, institutionnel et humain. L’impulsion et le maintien d’une croissance économique forte, l’amélioration de l’environnement politique, juridique, institutionnel ainsi que l’amélioration de la qualité de vie en constituaient les lignes directrices. Il s’articulait autour de cinq grands axes :

  • Amélioration de la gouvernance et réformes institutionnelles,
  • Lutte contre la pauvreté, poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), et valorisation des ressources humaines,
  • Développement des infrastructures économiques et des équipements socio collectifs,
  • Développement et expansion économique et promotion des secteurs porteurs de croissance,
  • Restructuration des forces de défense et de sécurité.

Malgré les très fortes répercussions de l’épidémie du virus Ebola sur l’économie guinéenne, la bonne exécution du plan avait permis la tenue de la plupart des objectifs, notamment : 

  • La mise en place d’élections législatives de 2013 consacrant le processus de retour du pays à l’ordre constitutionnel après les élections présidentielles de 2010,
  • La mise en œuvre d’un programme de réformes – assainissement des finances publiques, renforcement de la gestion monétaire et fiscale, meilleure transparence de la gestion des fonds publics – soutenus par le FMI et la Banque Mondiale.
  • L’amélioration des conditions de vie des populations grâce au déploiement de campagnes agricoles de sécurité alimentaire, la mise en place de subventions de denrées alimentaires de base, ainsi que la prise en charge gratuite des accouchements.